« Les fleurs de Baudelaire dans le jardin de Bessiki » : le symbolisme géorgien dans ses rapports avec la France et la Russie

par Maïa Varsimashvili-Raphael (Varsimashvili)

Thèse de doctorat en Littératures comparées

Sous la direction de Karen Haddad-Wotling.

Le président du jury était Jean-Louis Backès.

Le jury était composé de Karen Haddad-Wotling, Jean-Louis Backès, Bernard Outtier.

Les rapporteurs étaient Jean-Louis Backès, Bernard Outtier.


  • Résumé

    Au début du XXe siècle, le symbolisme prend une ampleur internationale et traduit la tendance à double sens du monde moderne : une « universalisation» et, en même temps, une accentuation des particularités nationales. Ses sources d’inspiration, nombreuses, vont des traditions nationales aux mouvements avant-gardistes. L’œuvre artistique devient un espace de correspondances, de synthèse, de croisement de différentes sensibilités. Le symbolisme, en Géorgie aussi bien qu’en Russie ou en France, traduit un « climat », un milieu intellectuel et artistique, un système de valeurs socio-culturelles. Le symbolisme géorgien se présente non seulement comme un laboratoire de recherches artistiques, mais il apporte également sa vision du monde moderne et prend part à la structuration de la conscience nationale. Le poète géorgien annonce sa participation à l’épopée de la liberté sur un plan individuel, national ou universel. Le symbolisme s’avère être à la fois un instrument de destruction des valeurs établies mais aussi de création des valeurs nouvelles. Ces valeurs s’inscrivent dans le cadre de systèmes de représentation qui changent d’un pays à l’autre. L’observation de la transmission du « message symboliste » dans des contextes différents démontre qu’il n’y a pas un seul modèle de symbolisme mais que l’on peut parler « des symbolismes ».

  • Titre traduit

    ‘Baudelaire’s flowers in the garden of Bessiki’ : Georgian symbolism and its connection with France and Russia


  • Résumé

    At the beginning of the twentieth century, symbolism became international in its scope and translated the twin trends of the modern world: a ‘universalisation’ and, at the same time, an accentuation of national differences. Its numerous sources of inspiration included national traditions as well as avant-garde movements. The artistic work became marked by correspondences, synthesis, the intersection of different sensibilities. In Georgia, just as much as in Russia or France, symbolism translated a ‘climate’: an intellectual and artistic milieu, a system of social and cultural values. Georgian symbolism was not only a laboratory of artistic research; it also brought to bear its vision of the modern world and took part in the structuring of the national consciousness. The Georgian poet announced his participation in the epic story of liberty on an individual, national or universal plane. Symbolism proved itself to be an instrument both of the destruction of established values and of the creation of new values. These values are part of the systems of representation that change from one country to another. Observation of the transmission of the ‘symbolist message’ in different contexts demonstrates that there is not one single model of symbolism; instead, we must speak of ‘symbolisms’.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Nanterre. Service commun de la documentation. Bibliothèque virtuelle.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.