Le dansé et l’art comme véhicule : butô(s) entre France et Japon

par Anne-Laure Lamarque

Thèse de doctorat en Théâtre

Sous la direction de Jean-Marie Pradier.


  • Résumé

    Cette étude met en perspective les modalités de l’action de danser – le dansé – dans le cadre de six démarches Butô développées par des danseurs en France et au Japon : Claude Magne, Richard Cayre, Carlotta Ikeda en France, et Ko Murobushi, la compagnie Dairakudakan (Akaji Maro) et Yoshito Ôno au Japon. Il s’agit de l’étude de l’élaboration performative de ces danses, la fabrique de celles-ci. L’investigation des modalités de ces cheminements et l’étude des actions des performeurs se réalisant essentiellement à travers l’engagement personnel dans ces voies de pratiques. Comment pourrions-nous caractériser ces cheminements qui s’opèrent dans la durée sur le long terme, et qui, à travers la mise en œuvre des techniques du corps ainsi que les procédés discursifs qui les accompagnent, rendent indissociables art et chemin de vie ? La question principale à laquelle nous tentons de répondre dans cette étude est : En quoi des artistes danseurs, en France et au Japon, par leur recherche sur les processus spécifiques qui conduisent à la pratique de butô(s), génèrent-t-ils des pensées/actions, des façons d’être, qui permettent de reconsidérer les notions d’action, de cognition, d’imaginaire, d’art, et de rapport au monde ? Cette recherche ouvre sur la question de l’art et de son champ opératoire, sur les rapports entre art et société et elle s’inscrit au sein du vaste champ de recherche sur les pratiques performatives (projet de l’ethnoscénologie) ou sur « les comportements humains méta quotidiens » (Grotowski).

  • Titre traduit

    ˜The œdancing process and art as vehicle : butoh(s) between France and japan


  • Résumé

    This study puts in prospect the methods used for the action of dancing – the dancing process – in the field of six "Butoh" approaches developed in France and in Japan: Claude Magne, Richard Cayre, Carlotta Ikeda in France, and Ko Murobushi, Dairakudakan company (Akaji Maro) and Yoshito Ohno in Japon. It is about the study of the performative elaboration of these dances and their fabric. The investigation of the various steps of these approaches and the study of the performers' actives are essentially carried out through a personal commitment in these practical involvements. How could we define these advances, which have an effect on a long term basis, and which, through the setting up of body techniques together with the discursive procedures that go along with them, make it impossible to separate art from the path of life? The main question that we attempt to answer in this study is: thanks to their research on the specific process that lead to the practice of butoh(s), to what extent do artists-dancers in France and in Japan manage to generate thoughts/actions, lifestyles, that allow to reconsider the notions of action, cognition, the imaginary, art, and relation to the world? This research leads to the question of art and its operating field and to the connections between "art" and "society". It is part of a wide field of research on "performative practices"(project of ethnoscenology) or on "the meta daily human behaviors "(Grotowski).

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Informations

  • Détails : 2 vol. (697 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 609-625. Index

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  • Bibliothèque : Université Paris 8-Vincennes Saint-Denis (Sciences humaines et sociales-Arts-Lettres-Droit). Service Commun de la Documentation. (Saint-Denis) .
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  • Cote : TH 3636/1,2
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