El problema de la comunidad en la teoría sociológica clásica

par Daniel Fernando Alvaro Candia

Thèse de doctorat en PhilosophieSciences sociales

Sous la direction de Patrice Vermeren et de Horacio González.

Soutenue en 2012

à Paris 8 en cotutelle avec l'Universidad de Buenos Aires .

  • Titre traduit

    = Le problème de la communauté dans la théorie sociologique classique


  • Résumé

    L’intention de cette recherche est d’analyser les théories sociologiques classiques de la communauté, plus particulièrement celles qui ont fortement contribué à forger le sens de ce que nous appelons aujourd’hui « communauté » et dont l’influence continue d’être patente dans un grand nombre des divers discours actuels. Nous nous servons pour ce faire d’une série de textes emblématiques de trois auteurs classiques de la pensée sociologique : Karl Marx, Ferdinand Tönnies et Max Weber. Notre attention se porte fondamentalement sur les textes qui illustrent le mieux leurs positions sur le problème en question et dans lesquels nous essayons de lire une série, pas toujours reconnue, d’affinités et de correspondances entre leurs théories respectives. S’il est certain que la pensée de la communauté dans le sens large et général du terme a des racines profondes et éloignées dans le temps, nous nous intéressons ici au point d’inflexion à partir duquel la communauté a été redécouverte comme un problème par les nouvelles sciences sociales et a été, du même coup, proclamée comme un de leurs concepts fondamentaux par les théories sociologiques émergentes. Le trait commun entre les perspectives de Marx, Tönnies et Weber sur le problème que nous abordons ici –qui n’est ni le seul, ni le premier, mais simplement celui que nous privilégions- tient à ce que, chez les trois, la communauté (Gemeinschaft) est inséparable de, et par la même incompréhensible sans, son autre conceptuel : la société (Gesellschaft). L’hypothèse que nous soumettons à considération est la suivante : le concept de communauté se détermine par opposition au concept de société duquel il est structurellement solidaire. La structure binaire à laquelle se trouve subordonné ce couple conceptuel ne se limite pas à opposer deux termes formellement égaux : elle suppose et entraîne dans son sillage toute une série d’oppositions métaphysiques fortement hiérarchisées, logiquement et axiologiquement parlant (naturel / artificiel, originaire / dérivé, authentique / inauthentique, unité / séparation, intérieur / extérieur, fermé / ouvert, sentiment/raison, etc. ) dont on peut largement reconnaître l’empreinte dans les trois discours qui constituent l’objet de ce travail, qu’ils l’assument, en partie, ou qu’ils la rejettent. Cette prévalence de la communauté sur la société, basée sur une soi-disant proximité entre la communauté d’un côté, et la nature, l’origine et la vérité d’un autre, ce privilège donc, nous l’avons appelé « communocentrisme ». Privilège majeur d’une époque bourgeonnante dont les implications théoriques, souvent dissimulées stratégiquement par les auteurs eux-mêmes ou par leurs interprètes, se sont déployées et se déploient encore, parallèlement à leurs implications pratiques. Nous nous proposons, en somme, de lire dans une perspective déconstructrice ce privilège de la communauté dans le schéma oppositionnel qui domine les discours fondateurs de la tradition sociologique allemande, ce qui signifie, selon nous, d’en faire une lecture à la fois critique et affirmative : une lecture ou une interprétation qui soit capable de localiser dans les textes et de mettre en relief dans toute leur dimension problématique tant les aspects qui semblent indissociables de certains présupposés métaphysiques que ceux qui les dépassent, leur opposant par là même une résistance et favorisant de nouvelles formes de pensée de la sociabilité.

  • Titre traduit

    The problem of community in classical sociological theory


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    El propósito de esta investigación es analizar las teorías sociológicas clásicas de la comunidad. En particular, aquellas que más han contribuido a establecer el sentido de lo que actualmente llamamos ―comunidad‖, y cuya influencia continúa siendo patente en una variedad de discursos del presente. Para ello nos servimos de una serie de textos emblemáticos de tres autores clásicos del pensamiento sociológico: Karl Marx, Ferdinand Tönnies y Max Weber. Nuestra atención está dirigida fundamentalmente a aquellos textos que mejor ilustran sus planteos acerca del problema en cuestión y donde a su vez intentamos leer una serie de afinidades y correspondencias no siempre reconocidas entre sus respectivas teorías. Si bien el pensamiento de la comunidad, en el sentido amplio y general de la palabra, tiene raíces profundas y remotas en el tiempo, aquí nos interesa el punto de inflexión a partir del cual la comunidad fue redescubierta como problema por las nuevas ciencias sociales y, en el mismo acto, proclamada por las teorías sociológicas emergentes como uno de sus conceptos fundamentales. El rasgo común entre los enfoques de Marx, Tönnies y Weber respecto del problema que abordamos —ni el único ni el primero, sino simplemente aquel que privilegiamos— es que en todos ellos la comunidad (Gemeinschaft) es inseparable y por lo demás incomprensible sin su otro conceptual: la sociedad (Gesellschaft). La hipótesis que sometemos a consideración es que el concepto de comunidad se determina por oposición al concepto de sociedad del que es estructuralmente solidario. La estructura binaria a la que se encuentra subordinado este par conceptual no se limita a oponer dos términos formalmente iguales, sino que supone y arrastra consigo toda una serie de oposiciones metafísicas fuertemente jerarquizadas lógica y axiológicamente (natural / artificial, originario / derivado, auténtico / inauténtico, unidad / separación, interior / exterior, cerrado / abierto, sentimiento / razón, etc. ), cuya impronta, asumida en parte como propia o incluso rechazada, es ampliamente reconocible en los tres discursos que son objeto de este trabajo. A la prevalencia de la comunidad sobre la sociedad basada en una supuesta proximidad entre la comunidad por una parte, y la naturaleza, el origen y la verdad por la otra, a ese privilegio lo hemos denominado ―comunocentrismo‖. Privilegio mayor de una época en ciernes cuyas implicancias teóricas, muchas veces estratégicamente disimuladas por los propios autores o sus intérpretes, corrieron y corren a la par de sus implicancias prácticas. Lo que nos proponemos, en suma, es una lectura en clave deconstructiva del privilegio de la comunidad en el esquema oposicional que domina los discursos fundacionales de la tradición sociológica alemana. Para nosotros, esto significa una lectura crítica y afirmativa a la vez: una lectura o una interpretación que sea capaz de localizar en los textos y poner de relieve en toda su problematicidad tanto aquello que resulta indisociable de ciertas presuposiciones metafísicas como aquello que las excede, oponiéndoles resistencia y propiciando nuevas formas de pensamiento sobre la sociabilidad.

Autre version

Cette thèse a donné lieu à une publication en 2018 par L'Harmattan à Paris

Le problème de la communauté : Marx, Tönnies, Weber

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (300 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 286-300

Où se trouve cette thèse\u00a0?

  • Bibliothèque : Université Paris 8-Vincennes Saint-Denis (Sciences humaines et sociales-Arts-Lettres-Droit). Service Commun de la Documentation. (Saint-Denis) .
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : TH 3626
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.