Poétique de la ritournelle : [la musique au bout des mots]

par Aliocha Wald Lasowski

Thèse de doctorat en Littérature

Sous la direction de François Noudelmann.

Soutenue en 2013

à Paris 8 .


  • Résumé

    Le discours sur la musique appartient-il à tout le monde ? Figure d’un art aux exigences classiques et aux ruptures modernes, la polyrythmie évoque les pratiques élitistes comme le partage populaire, et se mêle parfois des bruits de la foule et des larmes des anonymes. Intime et en relation, la musique suit des métamorphoses (coups, vitesses, rythmes…), devient rengaine ou ritournelle, grave ou légère. Hybride et tremblante, la poétique du langage vocal, instrumental ou sonore est traversée par le hasard, les rêves, le divers. Faite de rencontres aléatoires ou de mots incertains, que nous apprend la musique ? Pour certains musiciens-amateurs (Gide, Barthes, Sollers), pour ceux qui se définissent comme non-musiciens (Freud, Deleuze, Rancière), ou préoccupés par d’autres arts (la psychiatrie pour Guattari, la poésie chez Glissant, la peinture d’Adami), la musique parle d’autre chose qu’elle-même. Elle nous dit ce qu’il en est des couleurs, des affects, des sensations du monde. Oui, par son intensité et sa fragilité, sa puissance et sa liberté, la musique nous parle de nous.

  • Titre traduit

    Poetics of ritornelle : [music at the end of words]


  • Résumé

    Does talk about music belong to everybody? Form of an art that has its classical requirements and its modern breaches, polyrhythmic sound calls to mind elitist practices as well as popular share, and sometimes mingles with the sounds of the crowd and the tears of anonymous people. Intimate and in relation, music follows metamorphoses (blows, speeds, rhythms…), becomes a refrain or a ritornelle, serious or light. Hybrid and flickering, poetics of vocal language, instrumental or sonorous, is crossed by chance, dreams and changes. Made up of random meetings or uncertain words, what does music teach us? For some amateur musicians (Gide, Barthes, Sollers), for those whose define themselves as non-musicians (Freud, Deleuze, Rancière) or who are st on other arts (psychiatry for Guattari, poetry with Glissant, Adami’s painting), music speaks about something further than itself. It tells us about the colours, the affects, the feelings of the world. Indeed, through its intensity and its fragility, its power and its liberty, music speaks about us.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (455 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 430-449

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris 8-Vincennes Saint-Denis (Sciences humaines et sociales-Arts-Lettres-Droit). Service Commun de la Documentation. (Saint-Denis) .
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : TH 3184/1,2
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