Des champs de forces : György Kurtág, Helmut Lachenmann et la question du geste musical

par Alvaro Oviedo

Thèse de doctorat en Musicologie

Sous la direction de Jean-Paul Olive.

Soutenue en 2012

à Paris 8 .


  • Résumé

    Cette recherche interroge les œuvres de György Kurtág et de Helmut Lachenmann à travers une notion de geste musical déclinée selon trois dimensions complémentaires : celle du jeu instrumental et vocal, celle des éléments expressifs cristallisés dans le matériau, celle, enfin, de la forme en tant que processus dynamique. Avec la catégorie du geste il s’agit rendre compte du caractère énergétique de deux approches qui partent, dans la composition de l’œuvre, des actions du musicien dans l’interprétation, tout en tenant compte de la capacité de la musique à absorber ce qui lui est étranger sans pour autant jamais se figer en une simple reproduction de ce qu’elle incorpore du dehors. L’une des tâches les plus urgentes auxquelles la composition musicale a dû s’attaquer depuis l’abolition de la tonalité est celle d’inventer de nouvelles forces organisatrices de la forme, affranchies de l’ancien langage mais aussi de nouvelles contraintes générales et abstraites que l’écriture s’imposerait à elle-même. Les compositeurs György Kurtág et Helmut Lachenmann, que rien ne semble apparemment réunir, affrontent cette problématique sans éviter les contradictions qu’elle génère. Le « ton » de leurs musiques, la qualité propre à une voix inscrite à même le tissu de l’œuvre, relève d’un geste qui guide le déroulement temporel de la forme musicale. La notion de « geste », telle que nous la concevons, apparaît alors comme un outil qui permettrait de mieux approcher, de manière sensible, cette dimension du musical.


  • Résumé

    This research examines György Kurtág’s and Helmut Lachenmann’s works through the analyse of a concept of musical gesture including three complementary dimensions. The first one is the instrumental and (vocal) action which is a fundemental aspect of the music of both composers. The second dimension to explore reveals how the expressifs elements can be crystallized in the musical material. At last, I examine the musical form as a dynamic process. By the analysis of the concept of musical gesture I can investigate the energetic character of Kurtág’s and Lachenmann’s music. This approach reveals how the composers work on the musician actions for the interpretation. At the same time, it shows the power of the music to absorbe extra-musical dimensions without fixing itself into a mere reproduction of these foreigns elements. Since the abolition of tonal music, composition tried to invent new forces to organize the form, liberating itself from old musical structures and new abstracts and generals constraints of writing. Indeed, György Kurtág and Helmut Lachenmann, whom nothing seems apparently bring togheter, work on this problem without avoiding the contradictions that this question generates. The « tone » of their music, the qualitiy of a voice as it deploies into the musical texture, is a matter of a gesture that guides the temporal development of musical form. The notion of « gesture », as we known it, appears then as a tool that allow a sensitive approach to this dimension of music.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (374 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 367-374

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  • Cote : TH 3076
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