La pauvreté et l'assistance au Japon : traitement administratif et vécu des allocataires

par Mélanie Hours

Thèse de doctorat en Asie orientale et sciences humaines

Sous la direction de Kazuhiko Yatabe.

Soutenue en 2012

à Paris 7 .


  • Résumé

    L'équivalent japonais de notre RMI, la Protection Vitale, garantit un niveau de vie minimum à « tous les citoyens vivant dans l'indigence ». Mais seule une minorité d'entre eux en bénéficient. Ce faible recours est dû, en grande partie, à des pratiques administratives arbitraires qui écartent certains bénéficiaires potentiels de leurs droits. Nous avons cherché à comprendre d'une part la manière dont les allocataires japonais se représentent et vivent l'assistance ; d'autre part comment et pourquoi lés normes juridiques régissant la Protection Vitale sont redéfinies par les agents chargés de rappliquer. L'enquête ethnographique nous a donc amenés sur plusieurs terrains : auprès d'allocataires dans différents quartiers de Tokyo, et au sein d'une équipe de fonctionnaires sur leur Heu de travail. Pour le premier volet, les analyses mettent en évidence que le vécu du statut d'allocataire et la gestion du stigmate qu'il induit diffèrent selon la position sociale et le parcours biographique des individus. Le second dévoile la souffrance au travail et le « sale boulot » des fonctionnaires, ainsi que les mécanismes de redéfinition des normes d'accès à l'assistance.

  • Titre traduit

    Poverty and welfare in japan


  • Résumé

    The social welfare law in Japan, the Public Assistance Act, guarantees a minimum standard of living for « ail citizens who are in living in poverty ». But only of few do receive it. We consider, on one hand, how the recipients experience welfare, and on the other, how legal rules are redefined by social workers. Field work was conducted with welfare recipients in different areas of Tokyo, and among a team of social workers in a welfare office. For the first part, the analysis shows how the social position influences the experience of welfare and stigma. For the second one, it reveals the « dirty work » of social workers, and the mechanism leading them to change the rules to access welfare.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (605 p.)
  • Annexes : 521 ref.

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  • PEB soumis à condition
  • Cote : TL (2012) 045

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