Erri de Luca. De la traduction à l’écriture

par Elise Montel-Hurlin (Montel)

Thèse de doctorat en Langue et littérature italiennes

Sous la direction de Pérette-Cécile Buffaria.

Soutenue le 06-10-2012

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Civilisations, cultures, littératures et sociétés (Paris) , en partenariat avec Équipe Littérature et Culture Italiennes (Paris) (équipe de recherche) .


  • Résumé

    Ancien activiste d’extrême gauche, ouvrier, alpiniste, Erri De Luca (1950-) est un écrivain « non-croyant » hanté par le texte biblique. Refusant toute autorité (qu’elle soit étatique, divine ou littéraire), il s’inscrit « contre » tous, dans un « à-côté », dans un hors norme traductif et exégétique biblique qui est pourtant norme de l’herméneutique rabbinique. Notre travail s’attache à montrer comment De Luca propose à un lecteur protéiforme une mise en scène des modalités d’une lecture qui s’écrit. Dans une écriture du non-dit, l’auteur s’inspire de sa lecture, de sa traduction et de son commentaire du texte biblique pour mieux questionner les genres. Il crée ainsi, dans une œuvre babélienne où les origines sont horizon, dans une zone mouvante qui échappe à toute catégorisation, un « entre-deux ». Sa position scripturale est duale, entre culture innée (d’origine chrétienne) et culture inventée (d’origine juive). Sa re-traduction n’est pas écriture seconde ou sous-écriture ; elle naît comme écriture. Décontextualisant, littérarisant, resémantisant la méthode exégétique rabbinique du midrash, De Luca propose une forme de réception personnelle du texte fondateur : il lorgne dans les interstices du texte biblique afin de lui conférer une « autre possibilité ».

  • Titre traduit

    Erri De Luca. From Translation to Writing


  • Résumé

    Erri De Luca (Naples, 1950-), former far-left activist, workman, climber, is a “non-believer” who is haunted by the Bible. Refusing any authority (let it be from a State, a God, or a literary rule), he places himself “against” everyone, on the “sideline”, outside the standards of translation, outside the standards of biblical exegetic compendiums. Yet, De Luca's method fits well in the standards of rabbinical hermeneutical methods. Our work's goal is to show how De Luca offers to a proteiform reader an arrangement of his writing. While De Luca's writing signifies by what is kept quiet, his readings, his translations, and its biblical compendiums serve his inspiration to better question the genre. He therefore creates, in a babelical masterpiece where origins are horizon, in a shifting area that refuses any classification, a place “in-between” every other places. His writing position is dual, in-between an inborn culture (of Christian origin) and a created culture (of Jewish origin). His re-translation is not yet “another writing” nor a “cheap writing”: his translation erects itself as writing. With his very personal style, outside of any context, but flourishing with literary references and by reusing the rabbinical hermeneutical method of the midrash, De Luca proposes a personal reading of the Bible. He squeezes within the Bible's interstices in order to give it an “other possibility”.


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