L’occupation italienne face à l’occupation allemande. Analyse et enjeux de l’autre occupation en France métropolitaine 1938-1943

par Diane Grillere-Lacroix (Grillere)

Thèse de doctorat en Histoire moderne et contemporaine

Sous la direction de Georges-Henri Soutou.

Le président du jury était Olivier Forcade.

Le jury était composé de Georges-Henri Soutou, Marie-Anne Matard-Bonucci, Didier Musiedlak, Davide Rodogno.


  • Résumé

    De 1938 à 1940, l’existence d’un programme de revendications territoriales de l’Italie fasciste sur la France et le renforcement de l’Axe Rome-Berlin rendent impossible une entente réelle franco-italienne et conduisent au contraire à l’entrée en guerre de l’Italie contre la France le 10 juin 1940. Malgré une bataille des Alpes peu couronnée de succès mais grâce à la signature d’une convention d’armistice, l’Italie de Mussolini peut occuper de facto une partie du territoire métropolitain français. Quoique limitée dans sa superficie du 25 juin 1940 au 11 novembre 1942, l’occupation italienne se développe avec ses propres caractéristiques et s’inscrit dans une configuration géopolitique nouvelle. L’occupation incarne ainsi la revendication fasciste d’une place privilégiée au sein du nouvel ordre européen mais aussi la réalisation possible des ambitions territoriales énoncées depuis 1938, les deux au détriment de la France. L’extension de l’ « occupation », du 11 novembre 1942 au 8 septembre 1943, semble accentuer dans un premier temps cette emprise italienne sur la France et son territoire, mais la politique souveraine de l’occupant italien est éphémère puisque deux mois à peine après la chute du gouvernement fasciste, le 25 juillet 1943, l’Italie signe l’armistice avec les Alliés mettant fin à la domination italienne sur la France

  • Titre traduit

    The Italian Occupation in front of the German Occupation. Analysis and Stakes of the Other Occupation in France 1938-1943


  • Résumé

    From 1938 to 1940, the existence of a territorial claims program by Fascist Italy on France and the reinforcement of the Rome-Berlin Axis make a real agreement between Italy and France impossible and lead on the contrary to the Italian declaration of war against France on June 10th 1940. In spite of a battle in the Alps quite unsuccessful but thanks to the conclusion of an armistice convention, Mussolini’s Italy can occupy de facto a part of French metropolitan territory. Although a limited area is occupied from June 25th 1940 to 11th November 1942, the Italian occupation is developing with its own characteristics in a new geopolitical configuration. Thus the occupation illustrates the Fascist claim of a privileged position into the New European Order but also the possible realization of territorial ambitions stated for 1938, both to the detriment to France. The extension of the “occupation” from November 11th 1942 to September 8th 1943, seems to increase firstly the Italian “control” on France and its southeastern territory, but the sovereign policy of the occupying power don’t last since hardly two months after the fall of Fascist government, on July 25th 1943, Italy signs an armistice with the Allies which puts an end to the Italian domination on France


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