Les évadés de la médecine. Physiologie et philosophie de l'art dans la France de la seconde moitié du XIXème siècle

par Julie Cheminaud

Thèse de doctorat en Philosophie (métaphysique, épistémologie, esthétique)

Sous la direction de Jacqueline Lichtenstein.

Soutenue le 01-12-2012

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Concepts et langages (Paris) , en partenariat avec Métaphysique, histoires, transformation, actualité (Paris) (équipe de recherche) .

Le président du jury était Bernard Vouilloux.

Le jury était composé de Pierre-Henry Frangne, Frédéric Gros, Bertrand Marquer.


  • Résumé

    Dans la seconde moitié du 19ème siècle, des liens particuliers se tissent entre art et médecine : la médecine moderne se tourne vers les œuvres pour y découvrir une clinique, et en retour certains peintres et écrivains se nourrissent de ces nouveaux savoirs pour renouveler leurs pratiques. Mais quand la physiologie prend l’art pour objet, qu’elle analyse les œuvres, leur création et leur réception, l’art peut être loué, ou à l’inverse condamné, et les figures de l’artiste et du médecin tendent à se confondre, ou à s’opposer. Notre travail porte sur ce qui rend possible cette alliance et ces conflits. Nous interrogeons pour cela l’idée de visibilité commune à l’art et à la clinique, le concept de pathologie, et le problème de la norme. Il apparaît alors que la figure de l’artiste anormal, « malade », est un héritage de la mélancolie traditionnelle : sa valeur, qu’elle soit positive ou négative, se comprend toujours dans un contexte spécifique et varie en fonction d’une série de déplacements. Par l’analyse des discours et de quelques œuvres représentatives, nous entendons alors non seulement rendre compte de la physiologie de l’art en France à cette époque, dans ses différentes versions, mais encore montrer qu’elle est un prisme privilégié pour comprendre certaines œuvres.

  • Titre traduit

    Escapees from Medicine. Philosophy and Physiology of Art in France during the Second Half of the 19th Century.


  • Résumé

    In the second half of 19th century, specific bonds are forged between art and medicine: the modern medicine turns towards artworks and discovers there a clinic. In return, some painters and writers feed themselves on new knowledges to revitalize their practices. But as physiology takes art as its object, analyzes artworks, creation and reception, art can be praised, or conversely condemned. Thus, the figures of the artist and of the physician tend to join or to oppose themselves. Our work deals with what make this union and these conflicts possible. We address the idea of visibility, common to art and clinic, the concept of pathology, and the problem of norm. Thus, it appears that the figure of the abnormal artist, the “sick artist’’, is a legacy of the traditional melancholy: its value, positive or negative, is always understood in a specific context and changes according to a set of transfers. As we analyse discourses and some representative artworks, we intend not only to give an account of physiology of art as it appears in France at this time, but also to show that it is a privileged prism to understand a certain kind of artwork.


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