Recherches sur le costume royal mésopotamien de l'époque d'Akkad à la chute de l'empire néo-babylonien (vers 2350 - 539 avant J-C.)

par Ariane Thomas

Thèse de doctorat en Histoire de l’art et archéologie / Archéologie du Proche-Orient ancien

Sous la direction de Jean-Yves Monchambert.

Soutenue le 12-01-2012

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Histoire de l’art et archéologie (Paris) .


  • Résumé

    Cette étude vise à identifier ce qu’a pu être le costume de la sphère royale en Mésopotamie de l’époque d’Akkad à l’époque néo-babylonienne. Dans ce cadre, le costume est entendu comme l’ensemble des pièces susceptibles d’être portées – habits, couvre-chefs, ceintures, chaussures, bijoux, armes, insignes, etc. – de même que les coiffures ou les cosmétiques qui contribuent à l’apparence. Bien que la plupart d’entre eux ait aujourd’hui disparu, quelques vestiges matériels du costume mésopotamien subsistent et une multitude de textes et d’images l’évoque. Leur confrontation permet donc de restituer en partie la garde-robe royale. Pour ce faire, l’étude dresse d’abord un catalogue des matières et des pièces ayant pu être portées, lequel démontre une grande variété de types vestimentaires dont certains modèles particulièrement précieux. Cet inventaire typologique fournit le cadre d’une réflexion synthétique plus large sur la confection des habits ainsi que sur les permanences et les évolutions des différentes pièces identifiées. Notre travail retrace également la manière dont les éléments de costume étaient combinés ensemble, qui les portait et dans quels contextes. Par ailleurs, l’étude examine les facteurs de distinction sexuelle du costume, de même que les spécificités de l’habillement du souverain, à la fois parmi les autres membres de la sphère royale et entre rois des différentes cours mésopotamiennes. Enfin, le costume n’étant pas seulement un élément essentiel de la vie quotidienne mais aussi le vecteur de multiples discours, l’étude souligne son importance en Mésopotamie à travers sa valeur financière et sa place dans l’économie ainsi qu’à travers son rôle symbolique.

  • Titre traduit

    Researches on the Royal Costume in Mesopotamia from Akkadian Times to the end of the Neo-Babylonian Empire (circa 2350-539 B.C.)


  • Résumé

    This study aims to identify the different elements that could have composed the costume in Ancient Mesopotamian royal sphere from Akkadian time to the fall of Neo-Babylonian Empire. The term of costume is understood as everything worn including clothes, hats, belts, baldrics, gloves, shoes, jewels, weapons, etc., and what contributes to the general appearance such as hairdresses or cosmetics. Although most of the material evidences of the costume in Ancient Mesopotamia have now disappeared, ancient texts and images relate it. Their confrontation enables us to partially reconstruct the royal wardrobe. The royal wardrobe included different types of pieces, each of them in a great variety of models, among which many were very precious. First, our study makes the inventory of clothing types and materials attested or presumed but also demonstrates how costume pieces were combined together, who worn them and in which circumstances. This typological study constitutes the base of a larger reflection upon the way costumes were made, the evolution over the analyzed period or the consistency of the different pieces of clothes. This part also sums up the gender distinction points of the costume and the specificities of the king’s costume in the royal sphere and between the various Mesopotamian courts. Finally, costume being not only an essential part of daily life but also a mean of communication, this study underlines its importance in Mesopotamia through its financial value, its major place in the economy and also through its symbolic role.


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