Le « harem » royal dans l’Égypte ancienne. Enquête philologique, archéologique et prosopographique

par Marine Yoyotte-Husson

Thèse de doctorat en Égyptologie

Sous la direction de Dominique Valbelle.

Soutenue le 04-02-2012

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Mondes anciens et médiévaux (Paris) .


  • Résumé

    Le mot « harem » renvoie immanquablement à un imaginaire orientaliste construit autour du sérail turc. Le « harem » dans l’Égypte ancienne appelait donc à une redéfinition en s’appuyant sur les attestations connues de l’Ancien Empire jusqu’aux périodes tardives. Les deux expressions qui servent à le désigner, jpt nsw et pr xnty, permettent tout autant d’évoquer la communauté des femmes et des enfants qui y résident, le bâtiment qui les abrite que l’institution toute entière, privilège royal. À l’origine, le « harem » constitue des quartiers privés dans le palais du roi, puis peut au Nouvel Empire caractériser des « harems » séparés du lieu de résidence du pharaon, mais encore intégrés au complexe palatial, parallèlement à la création de « harems » en dehors du complexe palatial. Le « harem » connaît alors un essor considérable tant du point de vue architectural qu’institutionnel, sans doute en raison notamment de la mise en place de mariages diplomatiques avec les filles de souverains étrangers. C’est à cette époque, sous le règne de Thoutmosis III, qu’est bâti le « harem » de Mi-Our, situé à l’entrée sud de la dépression du Fayoum, qui regroupe les seuls vestiges conservés d’une telle structure architecturale, ainsi qu’une documentation inscrite et méritait donc une attention particulière. Nous nous sommes par ailleurs attachée à l’examen des habitants du « harem » ainsi qu’au personnel chargé de l’administrer. Ce dernier a fait l’objet d’une étude prosopographique exhaustive pour déterminer de quelle manière cette entité administrative était hiérarchisée, mais également dans le but de comprendre la microsociété que constituait une telle institution.

  • Titre traduit

    The royal "harem" in Ancient Egypt. Philological, archaeological and prosopographical investigation


  • Résumé

    The word "harem" invariably refers to an orientalist fantasy built around the Turkish harem. The "harem" in Ancient Egypt was then due for a redefinition based on the known attestations dating from the Old Kingdom to the Late Period. The two expressions used to designate it, jpt nsw and pr xnty, allow to evoke at the same time the community of women and children who live there, the building that houses them, as well as the institution as a whole, which is a royal privilege. Originally, the "harem" constitutes private quarters in the king’s palace; then during the New Kingdom, it can characterize "harems" separated from the pharaoh’s residence but still integrated into the palace complex, along with the creation of "harems" outside the palace complex. The "harem" then experienced a considerable growth both in terms of institution as well as of architecture, probably due in part to the setting up of diplomatic marriages with daughters of foreign rulers. It is under the reign of Thutmose III that was built the "harem" of Mi-wer, located at the southern entrance of the Fayyum depression. The fact that it includes the only remains of such an architectural structure as well as a written documentation therefore deserved a specific attention. We also examined the inhabitants of the "harem" and the employees who were in charge of its administration. These people are the subject of an exhaustive prosopographical study conducted to determine how this administrative unit was organized but also to understand the microsociety that was such an institution.


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