La musique dans la culture régionale à la lumière des cas français et coréens

par Sujin Lee

Thèse de doctorat en Géographie

Sous la direction de Jean-Robert Pitte.

Le président du jury était Jean-Pierre Bartoli.

Le jury était composé de Jean-Robert Pitte, Alain Delissen, Alain Miossec.


  • Résumé

    Depuis la fin du XXe siècle, on assiste à un renouveau de la pratique musicale régionale en France et en Corée. Ce renouveau est apparu d’abord en Bretagne dans les années 1970 comme une forme de résistance au pouvoir central. Malgré la baisse des tensions régionalistes, la Bretagne continue à promouvoir la musique locale dans un mouvement parallèle à celui de la province de Jeolla, qui essaie de valoriser son identité territoriale à travers la musique traditionnelle depuis 1997, date marquée par l’octroi de l’autonomie municipale. En effet, situées à l’extrémité des pays, ces deux régions ont été longtemps rurales et profondément religieuses, ce qui fait qu’elles gardent encore aujourd’hui des traditions bien souvent disparues ailleurs dans le pays. A la faveur de l’industrialisation au niveau national, les moyens très efficaces de transmission ont été mis en œuvre pour préserver la pratique musicale. Après la décentralisation des pouvoirs publics, les acteurs locaux ont choisi la musique comme un atout régional pour fonder un patrimoine culturel commun pour la préservation et le renforcement de l’identité territoriale. De nombreuses manifestations musicales, festivals et concours en témoignent. Enfin, à travers la mondialisation, ces pratiques musicales s’exportent dans le monde. La désignation par l’Unesco comme Patrimoine Culturel Immatériel aide à promouvoir ces cultures territoriales. Le marché du disque propose davantage, par ailleurs, des musiques représentant une identité territoriale, véritable emblème de la promotion des territoires dans la civilisation de loisirs.

  • Titre traduit

    Music in regional culture in France and Korea


  • Résumé

    The aim of this research was to analyze a renewal of regional musical practice in Brittany in France and in Jeolla province in Korea. Beginning in the late twentieth century, we can observe a renewal of traditional music in the local context in many parts of the world. In Brittany, it appeared in the 1970s as a form of resistance to central authority. Despite the decline in regional tensions, Brittany continues to develop local music in a parallel movement to Jeolla Province, which has been trying to promote its local identity with its traditional music since 1997, the year marked by the launching of the autonomous local government system. Situated geographically as they are in the periphery of the country, these two regions remained rural and profoundly religious for a long time, so that they still retain old traditions that have almost disappeared in other regions in the country. During the industrialization of the country, very effective means of transmission were employed to preserve musical practices. After the decentralization of the government, local actors chose music as a regional asset to found a cultural heritage that would preserve and strengthen the regional identity. Many musical events, festivals and competitions bear witness to this. Finally, as a result of globalization these musical practices are being exported around the world. The policy of the UNESCO of designating Intangible Cultural Heritage helps to promote regional culture. The market for recordings offers more music representing a regional identity, a real symbol of the promotion of regions in a civilization of leisure.


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