Le Surréalisme au grand air. Inventaire et aventures d’une pensée de la nature

par Emilie Frémond

Thèse de doctorat en Littérature française

Sous la direction de Alexandre Didier.

Soutenue le 28-06-2012

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Littératures françaises et comparée (Paris) .


  • Résumé

    En partant de la volonté revendiquée dans le Manifeste du surréalisme de prolonger le supernaturalisme nervalien, on se propose d’examiner l’aventure d’une idée, depuis le congé qui lui est donné avec la liquidation d’une partie du romantisme français, jusqu’à sa réhabilitation à partir du milieu des années trente, en inventoriant les valeurs et les représentations que sa transformation induit dans l’évolution des discours et des productions artistiques du surréalisme, afin de montrer comment la conception de l’inconscient finit par rendre progressivement l’exploration de l’inconnu extérieur aussi nécessaire que celle de l’inconnu intérieur — l’enjeu étant d’arracher le surréalisme aux fictions qu’il a lui-même forgées pour les repenser dans un vaste panorama apte à saisir les contradictions du mouvement. Une enquête lexicale permet d’inventorier les modes de relation du sujet à la nature et de les relier ensuite aux contraintes de la poétique surréaliste. Les schèmes du métadiscours faisant apparaître une spatialisation de l’intériorité, on constate que les topiques exploratoires se recoupent dans un système de représentation qui emprunte aux sciences de la nature et donne lieu, par la pratique d’une morphologie comparée, à une anthropologie matérielle. L’étude des paysages réintroduit l’épreuve de la nature et permet en dernier lieu d’envisager de quelle manière, latente dans l’esthétique, elle devient manifeste dans la réflexion épistémologique et éthique du mouvement.

  • Titre traduit

    Surrealism in the Open. Inventory and Adventures of Natural Thinking


  • Résumé

    Not only could Giorgio de Chirico’s deserted squares and faceless dummies have fossilized surrealism into a metaphysics of dreams—as dalinian deserts did— but a part of the history and reception of Surrealism as well, so much so that nature has turned into a blind spot. This study aims to tear Surrealism away from the fictions it first created so as to rethink them into a comprehensive overview that could reveal the contradictions of a movement which might not have given up the nervalian supernaturalism whose spirit it meant to extend. The main issue of this work is to examine the adventure of a rejected notion through to its restoration to favour, by surveying the values and the representations that its changes lead to, in order to show to what extent the conception of the unconscious could paradoxically make the exploration of the outer unknown as essential as that of the inner unknown. After a lexical inquiry, we try to observe the different modes of relationship the subject entertains with nature, before linking them to the constraints of surrealist poetics. Studying the schemas of the metadiscourse makes it easier to perceive the spatialization of interiority and the way the topics of exploration can match in a combination of representations, which derives from natural sciences and gives rise to a material anthropology linked with comparative morphology. The review of surrealist landscapes allows to experience nature from a phenomenological standpoint and to ponder the way such a latent idea in surrealist aesthetic could become manifest in its ethical and epistemological thought.


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