Ille sermo vivus et efficax. Usages de la Bible dans les correspondances de l’espace Plantagenêt (1150-1200)

par Julie Barrau

Thèse de doctorat en Études médiévales

Sous la direction de Jacques Verger.

Soutenue le 12-01-2012

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Mondes anciens et médiévaux (Paris) .

Le président du jury était Michel Sot.

Le jury était composé de Jacques Verger, Michel Sot, Martin Aurell, Gilbert Dahan, Nicholas Vincent.


  • Résumé

    La Bible est présente dans bien des textes médiévaux, mais les modes de ce tissage scripturaire sont encore une terra largement incognita. Nous avons voulu ici montrer comment elle était utilisée et mobilisée dans les collections épistolaires de l’espace Plantagenêt (deuxième moitié du XIIe siècle), durant laquelle des « causes célèbres », au premier rang desquelles le conflit entre Thomas Becket et le roi Henri II, virent s’affronter des clercs « maîtres de la Parole ». Il ressort de cette étude que citer l’Écriture était un choix et non une évidence, et que ceux qui faisaient ce choix utilisaient ces références, et les ressources offertes par l’exégèse, dans leurs relations sociales et leurs prises de position politiques, avec parfois une grande sophistication. Il est également apparu que, durant la décennie où l’affaire Becket eut lieu, les textes de référence en matière droit canon qui devinrent dans les années qui suivirent des auctoritates absolues, le Décret de Gratien et les décrétales pontificales, n’avaient pas encore acquis ce statut ; la Bible pouvait donc, de façon inhabituelle, être prise comme autorité juridique à part entière.

  • Titre traduit

    Ille sermo vivus et efficax. Uses of the Bible in letter-collections of the Angevin empire (1150-1200)


  • Résumé

    The Bible is everywhere in medieval texts, but the ways it was precisely involved in the writing of those texts are still very much to be investigated. This dissertation sheds light on its uses in letter-collections composed within the “Angevin empire” in the second half of the 12th century. A few “causes celebres” led clerics, the “masters of the Word”, to fight one another; the conflict between Thomas Becket and Henry II is the most famous of those. Referring to Scripture was a choice, and not a reflex; those who made that choice used their biblical references, and the exegesis that illuminated their meaning, to foster their social position and relationhips and to fight their political battles, sometimes in rather sophisticated ways. The texts that would soon become the utmost authorities for canon law, Gratian’s Decretum and popes’ decretals, had not yet acquired such status, making possible for Becket and his companion to use the Bible, in an unusual and striking way, as their main legal auctoritas.


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