Benjamin Péret et le Brésil

par Maria Leonor Lourenço de Abreu

Thèse de doctorat en Littérature française

Sous la direction de Henri Béhar.

Le président du jury était Daniel-Henri Pageaux.

Le jury était composé de Henri Béhar, Daniel-Henri Pageaux, Isabelle Krzywkowski, Régis Tettamanzi.


  • Résumé

    Benjamin Péret effectua deux longs séjours au Brésil : à la fin des années vingt et en 1955/1956. Parti en quête de ressourcement dans la multiplicité des racines de la culture brésilienne, il est accueilli en 1929 par Oswald de Andrade et les membres du mouvement anthropophage, qui érigeaient comme référentiel mythique l’Indien cannibale. C’est toutefois une autre découverte capitale que fait le poète français : l’autre altérité intérieure, le Noir, dans ses dimensions magique et mythique, historique et politique. La poésie "primitive" et sauvage identifiée dans les mystérieux rituels afro-brésiliens prend pour lui valeur de révélation. Les dédoublements de cette découverte séminale se trouvent ainsi à la base d’une formulation théorique sur la primitivité enfouie dans les profondeurs de la conscience, identifiée à la dynamique spontanée de la vie. Les écrits du deuxième séjour poursuivent cet investissement. Ils mettent cette fois en scène l’autre altérité brésilienne : les autochtones. Du reportage à l’essai critique, du récit de voyage à l’essai historique, de la sentence au poème, du conte au [à la parodie du] mythe, le poète emprunte plusieurs registres génériques. Cette étude problématise l’expérience brésilienne de Benjamin Péret. Elle met en relief le caractère interculturel et intertextuel de son intervention. Elle rend évidentes les répercussions de cette rencontre dans sa mythologie personnelle comme dans l’agencement de sa pensée et de son œuvre. Elle dégage les constellations mythopoétiques et la communion d’imaginaires entre le poète et son pays d’accueil. Elle les relie, enfin, aux exigences éthiques et au projet esthétique du surréalisme.

  • Titre traduit

    Benjamin Péret and Brazil


  • Résumé

    Benjamin Péret has twice spent long periods of time in Brazil: both at the end of the 1920's and in 1955/56. After leaving Europe to immerse himself in Brazilian cultural roots, he was welcomed by members of the "anthropophagous" movement, conducted by Oswald de Andrade, a movement centered on a mythical figure - the Indian cannibal. His trip resulted in a fundamental discovery: the inner Other: the Black, in its magical, mythical, historical and political dimensions. "Primitive" and salvage poetry, as in the mysterious afro-brazilian rituals, acted as a revelation for him and enabled him to develop a theory about primitivism as deeply rooted in Consciousness and linked with the dynamic of life. During his second stay, Péret continued his explorations and focused his writing on a different type of Other: the Autochton. He used different literary genres to express and explore Otherness: critical and historical essay, travel stories, documentaries, poems, sentences, short-stories, and (parody of) myths. This study makes inroads into Péret's Brazilian experiences, highlights the intercultural and intertextual nature of his encounter with Brazil and demonstrates its impact on his own mythology, on his thinking and on his writing, which is always linked with surrealism and its ethical and aesthetical requirements.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Sorbonne Nouvelle. Direction des Bibliothèques Universitaires. Bibliothèque numérique.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.