Analyse des interactions dynamiques entre le développement de la plante hôte, l’architecture du couvert et le développement d’une épidémie de maladie fongique aérienne : cas du pathosystème pois/ascochytose

par Benjamin Richard

Thèse de doctorat en Biochimie. Biologie moléculaire et cellulaire

Sous la direction de Bernard Tivoli et de Robert Faivre.

Soutenue en 2012

à Rennes, Agrocampus Ouest .


  • Résumé

    L’architecture du couvert constitue un levier susceptible de limiter le développement épidémique des mycoses aériennes des plantes. La grande variabilité des caractéristiques architecturales du pois fait du pathosystème Mycosphaerella pinodes/pois un candidat idéal pour une telle étude. Deux hypothèses sont testées pour expliquer la montée de la maladie de la base vers le haut du couvert en cours de culture : i) la présence d’un gradient de réceptivité des organes du pois liée à leur niveau de sénescence, et ii) la présence d’un gradient d’humectation avec une durée d’humectation plus longue à la base des couverts. Au champ, trois cultivars ont été semés à plusieurs densités afin d’obtenir divers scénarios architecturaux. Les couverts les plus denses présentent des niveaux de sénescence plus élevés générés par les indices de surface foliaire des étages supérieurs ainsi qu’un niveau de maladie plus sévère. Une étude analytique complémentaire, réalisée en conditions contrôlées, a montré la plus grande réceptivité à l'ascochytose des organes sénescents. Les mesures microclimatiques montrent une augmentation générale de la durée d’humectation au sein des couverts par rapport à l’extérieur durant les périodes pluvieuses, seules périodes favorables à l’infection d’après notre modélisation adaptée du modèle de Magarey et al. Nos résultats montrent ainsi que l’architecture impacte directement et indirectement le développement épidémique, mais ne peut fournir seule un échappement total à la maladie ; elle doit donc être combinée à d’autres méthodes de lutte.


  • Résumé

    Canopy architecture is a driver to limit the development of fungal aerial diseases. The architectural variability of cultivated pea makes the pathosystem ascochyta blight-pea an excellent candidate for such a study. Here, we tested two sets of hypotheses to explain the disease progress from the bottom to the top of the canopy during the cropping season: i) the presence of a receptivity gradient of pea organs linked to their senescence level, and ii) the presence of a wetness gradient with longer leaf wetness duration (LWD) at the bottom of the canopies. Field trials involved three cultivars, differing by their architectural features and sown at different densities to generate contrasted architectural scenarios. Greater senescence and disease levels were obtained in the densest canopies, due to shading caused by the high leaf area indexes of the upper layers. Experiments under controlled conditions also showed that senescent organs were more susceptible to the disease. Moreover, LWDs, recorded at the bottom and mid-level of the canopies, were favourable for disease infection only during rainy periods, according to a model adapted from Magarey et al. During these periods, LWDs were longer inside the canopy than above it. Our results thus show that canopy architecture impacts epidemic development both directly and indirectly, but cannot provide alone a full disease escape. It can thus usefully be combined with other disease management methods such as genetic resistance.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (301 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr(225-268 p.)

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  • Bibliothèque : AGROCAMPUS OUEST. Bibliothèque Générale de Rennes.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : D 66
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