Les  « sois possibles », développement des espoirs et des peurs chez les éléves de 8 à 10 ans, liens avec le roi scolaire et les performances académiques

par Gaëlle Lefer

Thèse de doctorat en Psychologie

Sous la direction de Agnès Florin et de Philippe Guimard.

Soutenue en 2012

à Nantes .


  • Résumé

    Les sois possibles sont des représentations de soi dans le futur et sont évalués, dans cette thèse, en tant qu’importance accordée aux espoirs et aux peurs pour l’avenir. Peu d’études longitudinales, chez les enfants en particulier, ont été conduites sur cette thématique, alors même qu’elle présente un intérêt majeur dans les domaines de l’orientation scolaire et professionnelle et en éducation. Après avoir caractérisé le concept des sois possibles et décrit son développement tout au long de la vie, un questionnaire des sois possibles a été construit et utilisé dans une étude longitudinale réalisée auprès de 124 élèves âgés de 8 à 10 ans. Les résultats de cette étude se déclinent en trois chapitres. Le premier décrit le développement des sois possibles au cours du cycle 3. Les résultats indiquent que les enfants accordent plus d’importance aux espoirs qu’aux peurs de l’avenir, et ont de plus en plus d’espoirs et de peurs envers l’école. Le second examine les rapports entre les sois possibles et le soi scolaire (attitudes et perception de compétences) et les résultats montrent que seuls les espoirs scolaires sont liés aux attitudes envers l’école. Enfin, le dernier, consacré aux relations entre les sois possibles et les performances, présente des liens partiellement médiateurs entre les performances en CM1, celles en CM2 et les sois possibles, notamment chez les garçons. En conclusion, cette thèse montre tout l’intérêt d’étudier le développement précoce des sois possibles et suggère d’envisager de nouvelles modélisations pour rendre compte de leur genèse.

  • Titre traduit

    Possible selves : students hopes and fears development from 8 to 10 years old, links with academic self and school achievment


  • Résumé

    Possible selves are representations of the self in the future and are measured, in this thesis, by the importance given to hopes and fears for the future. Few longitudinal studies, moreover with children, are carried out, despite possible selves are highly relevant to school and professional orientation. Current definitions, features, and the development of possible selves are first presented in a life span perspective. Then, a new scale designed to assess children’s possible selves is elaborated and a longitudinal study is conducted with 124 students, from 8-to-10-years-old. Three chapters are proposed. The development of possible selves from 8-to-10-years-old is examined in the first study. Results are supported that children are chosen more hoped-for selves than feared selves, and that, with age they developed more and more possible selves in the academic domain. In the second chapter, the links between academic self-concept (attitudes toward school and perceived competence scale) and possible selves are tested. The results indicated that only attitudes toward school are related to the hoped-for academic selves. In the last one, we are interested in the impact of possible selves on school achievement. The results revealed that the relation between some academic achievement on 4th grade and on 5th grade is partially mediated by possible selves, for boys mainly. In the conclusion, the relevance of possible selves’ development with children is discussed and other pattern of development is suggested.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (305 p.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 203-232 . Index

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  • Bibliothèque : Université de Nantes. Service commun de la documentation. BU Lettres.
  • Disponible pour le PEB
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