Analyse de la régulation lymphocytaire dans la sclérose en plaques

par Laure Michel

Thèse de doctorat en Médecine. Sciences de la vie et de la santé. Immunologie

Sous la direction de Sophie Brouard et de David-Axel Laplaud.


  • Résumé

    La Sclérose En Plaques (SEP) est considérée comme une maladie auto-immune démyélinisante du Système Nerveux Central (SNC), dépendante des LT CD4+ auto-réactifs. La fréquence de ces cellules a été abondamment étudiée dans la littérature mais leur augmentation par rapport aux individus sains reste controversée. Cependant, que leur fréquence soit ou non augmentée, une question reste en suspens : Comment ces cellules auto-réactives s’activent-elles et échappent-elles aux mécanismes de tolérance périphérique dans la SEP ? Un des mécanismes proposés serait un défaut de régulation en périphérie. Plusieurs études ont ainsi impliqué les LT et B régulateurs dans le développement et la rémission de l’Encéphalite Auto-immune Expérimentale (EAE). Chez l’homme, la fréquence et la fonction de ces cellules restent cependant controversées. Nous avons choisi, dans ce travail, d’explorer la fréquence et la fonction des LT régulateurs naturels Foxp3+ (Tregs), et des LB régulateurs (Bregs) chez des patients atteints de SEP non traités. Nous n’avons pas mis en évidence de défaut de fréquence ou de fonction de ces deux sous populations dans notre cohorte de patients. L’implication des populations régulatrices T et B ne peut cependant pas être exclue dans la physiopathologie de la maladie, en raison de la connaissance encore limitée des Bregs chez l’homme, mais aussi en raison de la description récente de nouvelles sous populations de Tregs. Ces cellules peuvent par ailleurs représenter des cibles thérapeutiques intéressantes en rétablissant une homéostasie immunitaire déficiente.

  • Titre traduit

    Analysis of lymphocyte regulation in multiple sclerosis


  • Résumé

    Multiple Sclerosis (MS) is considered as an autoimmune demyelinating disease of the Central Nervous System (CNS), mediated by autoreactive CD4+ T cells. The frequency of these cells has been extensively studied in the literature but their increase compared to healthy individuals remains controversial. However, whether their frequency is increased or not, a question remains: How are these autoreactive cells activated and how do they escape peripheral tolerance in MS? One mechanism proposed could be a lack of regulation in periphery. Several studies have implicated T and B regulatory cells in the development and remission of Experimental Autoimmune Encephalomyelitis (EAE), the animal model of MS. However, in human, the frequency and function of these cells remain controversial. We decided, in this work, to explore the frequency and function of Foxp3+ natural regulatory T cells (Tregs) and regulatory B cells (Bregs) in untreated MS patients. We did not reveal any defect in frequency or function of these two subpopulations within our cohort. Nonetheless, the involvement of regulatory T and B populations cannot be excluded in the pathophysiology of the disease, due to the still limited knowledge of Bregs in humans, but also because of the recent description of new subsets of Tregs. These cells may also represent interesting therapeutic targets by restoring a deficient immune homeostasis.

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  • Détails : 1 vol. (201 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 164-191 [494 réf.]

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  • Bibliothèque : Université de Nantes. Service commun de la documentation. BU Santé.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 12 NANT 15-VS
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