La sexualité analyseur : théories et politiques des sexualités

par Olivier Gras

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Jean-Marie Brohm.

Soutenue le 16-01-2012

à Montpellier 3 , dans le cadre de École doctorale 58, Langues, Littératures, Cultures, Civilisations (Montpellier ; ....-2014) , en partenariat avec Centre de recherches interdisciplinaires en sciences humaines et sociales de montpellier (équipe de recherche) .

Le président du jury était Patrick Baudry.

Le jury était composé de Jean-Marie Brohm, Alain Giami, Thierry Blin, Claude Javeau.

Les rapporteurs étaient Patrick Baudry, Alain Giami.


  • Résumé

    La sexualité est arrivée au statut d’objet scientifique à la suite des découvertes psychanalytiques. L’élargissement du sexuel avec Freud par la théorie de la libido a permis une investigation beaucoup plus large et complète de la sexualité, la faisant apparaître comme un phénomène de totalité. Les sciences sociales n’ont pourtant pas nécessairement intégré cet élargissement dans leurs théorisations sur la sexualité livrant une définition de celle-ci selon leurs paradigmes et cadres interprétatifs disciplinaires. De même, la politisation de la sexualité a dans un premier temps interpréter la question de la libido freudienne dans une utopie critique, celle de la libération sexuelle de Mai 68. Dans un second temps, elle a idéologisé et partialisé la question sexuelle en orientant les débats sur les questions des minorités sexuelles. La démarche critique adoptée dans cette thèse permet de montrer en quoi la sexualité en tant qu’objet est l’analyseur des sexualités concrètes. La sexualité est une force originaire au fondement de la subjectivité, de l’intersubjectivité et des formations sociales. Elle ne peut donc être conceptualisée de façon réductrice. Cette complexité est nécessairement polémique car elle comprend des enjeux épistémologiques, politiques, mais aussi éthiques, praxéologiques et métaphysiques.

  • Titre traduit

    Non communiqué


  • Résumé

    Sexuality become a scientific object following psychoanalysic discoveries. The extension of sexuality by Freud with the libido theory allow more complete and broader investigation of sexuality, showing it as a phenomenon of totality. Social sciences however did not insert this enlargement into their theorizings on the sexuality delivering a definition of this one according to their paradigms and disciplinary interpretative frames. Also, the politicization of sexuality has at first interpreted the question of freudian libido in a critical utopia, that of the sexual liberation of Mai 68. In second time, it has ideologised ans partialised the sexual question by orientating the debate on the sexual minorites questions. Critical step adopted in this thesis allows to show that sexuality as object is the analyser of concrete sexualities. Sexuality is a native force in the foundation of subjectivity, intersubjectivity and social trainings. Sexuality can’t be conceptualised in a reductionnist way. This complicacy is necessarily polemical because it consists in epistemological and political stakes, but also in ethical, praxeological and metaphysical stakes.


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