Instruments (de musique) d’un spectacle aborigène à Taïwan : herméneutique d’une performance « hors sol »

par Alban Coueffe

Thèse de doctorat en Etudes transtextuelles et transculturelles

Sous la direction de Gregory B. Lee.

Soutenue le 16-01-2012

à Lyon 3 , dans le cadre de École doctorale Lettres, langues, linguistique et arts (Lyon) .

Le président du jury était Claire Dodane.

Les rapporteurs étaient Andreas Steen, Stéphanie Tsai Shuling.


  • Résumé

    Cette thèse tente d’analyser différents phénomènes observables à partir d’un sujet apparemment délimité de manière claire dans le temps et l’espace : un spectacle touristique au sein d’un parc d’attractions à Taïwan, mettant en scène des instruments de musique dits traditionnels. Cette délimitation dans le temps et l'espace se produit à plusieurs niveaux — c’est-à-dire dans plusieurs échelles de temps et d’espace — d’un plus global (Taïwan) à un plus local (la scène) en passant par un niveau intermédiaire (le parc). Mais avant tout, ce sujet se situe dans l’espace limité d’une monographie — cette thèse — et dans son temps propre, celui des enquêtes de terrain, et de l’écriture. Dans un premier temps, nous tentons de comprendre notre condition de chercheur, de prendre en compte que ce que nous allons produire, la thèse, comme ne pouvant être totalement neutre. Le but ici est de garder à l'esprit que tout récit est producteur d'un discours et par conséquent subjectif.Ce récit producteur d’un discours nous amène, ensuite, à reconsidérer l’histoire de Taïwan. Il s’agit dans cette partie de comprendre, par le biais d’une analyse de l’historiographie à Taïwan, dans quelle histoire de Taïwan se situe le sujet de notre recherche.Dans la troisième partie, nous nous attachons à comprendre un phénomène non spécifique à Taïwan, le tourisme, afin de mieux cerner les particularités de celui pratiqué sur l’île, puis de celui pratiqué au sein du parc d’attractions, lieu du spectacle. Ce lieu « hors sol » qu’est le parc, nous tentons de l’aborder comme une hétérotopie, où temps et espaces s’affranchissent des échelles naturelles.La quatrième partie de la thèse se concentre sur le spectacle et les instruments de musique, ceux mis en scène mais aussi ceux répertoriés par les ethnomusicologues, afin de pouvoir analyser ce qui sont présents ou non sur la scène, et les raisons de ces choix pour enfin nous focaliser sur les « champs » du spectacle en présence.

  • Titre traduit

    (Musical) Instruments of a Aboriginal « Spectacle » in Taiwan : hermeneutics of an « hors sol » performance.


  • Résumé

    This thesis attempts to analyse various phenomena observed from a topic apparently clearly delimited in time and space: an on-stage performance in a touristic theme park in Taiwan featuring musical instruments presented as traditional ones. Such delimitation in time and space, presents itself on different levels, from a more global –Taiwan- to a more local – the stage- through an intermediate one – the park, but also in the process of writing this thesis.Firstly, we will try to understand our condition as a researcher, to consider that what we produce, the thesis, as something which cannot be completely neutral. The goal here is to keep in mind that every narrative produces a discourse and, thus, is subjective.Such narrative brings us, in a second moment, to rethink Taiwan’s history. In this part, the goal is to understand, through the analysis of Taiwan’s historiography, what is the specific Taiwan’s history that take place now in Taiwan. In other words: its context not solely on a local scale, but also in a global scale.In the third part of this thesis, we endeavour on the understanding of a phenomenon not specific to Taiwan, Tourism, to better understand the specificity of such practice within the island, and finally of such practice in the amusement park: the place of our show. Because we consider this park as a "hors sol" place, we try to approach it as a heterotopia, where differents times and spaces coexist.The fourth part of the thesis focus on the on-stage performance and the musical instruments on stage, but also those listed by ethnomusicologists, in order to analyse what is present on the scene, what is not, and the reasons for these choices.These different levels of focus required for a more comprehensive understanding of the subject, lead us in the fifth part in the hermeneutics of this show — show that we understand as a discourse — where we observe the formation of a syncretic indigenous culture in Taiwan, with highlight the "fields" (in Bourdieu’s sense) of the show involved.

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