Les enjeux de la traduction dans une Europe plurilingue

par David Le Roux

Thèse de doctorat en Sciences du langage

Sous la direction de Jean Peeters.

Soutenue en 2012

à Lorient , dans le cadre de École doctorale Sciences humaines et sociales (Rennes) , en partenariat avec Université européenne de Bretagne (autre partenaire) .


  • Résumé

    Si l’Europe a moins de langues que d’autres continents, elle n’en demeure pas moins plurilingue à toutes les échelles. L’Union européenne possède même les plus grands services linguistiques du monde qui travaillent aujourd’hui en 23 langues officielles. À l’échelle des États, on observe également une activité de traduction prise en charge par les institutions. L’Espagne en est une illustration intéressante parce qu’elle comprend six régions où quatre autres langues que la langue nationale sont également officielles : le basque, le catalan, le galicien et l’aranais. Outre les relations internationales et les migrations, l’État espagnol doit donc gérer ce plurilinguisme autochtone. Dans les régions en question, il existe aussi des unités de traduction institutionnelles qui peuvent être comparées à celle de la Bretagne. Le Conseil régional y a en effet défini récemment une politique linguistique pour le breton et le gallo. Ces unités institutionnelles de traduction et d’interprétation constituent un terrain privilégié pour étudier l’activité. Le système est régulièrement critiqué pour son coût. Mais quels sont précisément ces coûts ? Et qu’est-ce qui les justifie ? Qu’apporte le service aux institutions, aux élus et aux citoyens qui mérite d’être ainsi défendu ? C’est ainsi que nous proposons dans cette thèse de déterminer les enjeux de la traduction. Il en ressort qu’on peut distinguer des enjeux économiques, mais aussi sociolinguistiques, glottopolitiques et politiques auxquels la traduction apporte une contribution très importante.

  • Titre traduit

    The ins and outs of translation in a multilingual Europe


  • Résumé

    Europe may have fewer languages than other continents, but it remains highly multilingual at all levels. The European Union even runs the largest language services in the world, working today in 23 official languages. At the level of states, a translation activity can be observed among institutions too. Spain is an interesting example of it because it has six regions where four languages other than the national one are equally official: Basque, Catalan, Galician and Aranese. Besides international relationships and migrations, the Spanish state must therefore manage this autochthonous multilingualism. In the officially multilingual regions, there are also institutional translation units that can be compared to Brittany’s. Indeed the Regional Council of Brittany has recently established a language policy for Breton and Gallo. These institutional translation and interpretation units are an adequate field to study the activity. The system is regularly criticised because of its cost. But what are really those costs? And what can justify them? How does the service benefit institutions, elected representatives and citizens and why should this be defended through translation? This is how the ins and outs of translation will be accounted for in the present thesis. It results in distinguishing economic, sociolinguistic, glottopolitical and political stakes to which translation brings an invaluable contribution.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (540 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 493-533

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  • Bibliothèque : Université de Bretagne-Sud (Lorient). Bibliothèque universitaire.
  • Disponible pour le PEB
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