Environnement économique et élections : une étude des déterminants du vote appliquée aux élections municipales françaises

par Nicolas Jean

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Lionel Ragot.


  • Résumé

    Cette thèse s'attache à déterminer les facteurs économiques et politiques qui influencent le vote aux élections municipales françaises. Elle cherche à vérifier les hypothèses qui sous-tendent le vote économique dans le cas des élections municipales françaises, à l’aide d’une base de données originale et détaillée couvrant la période 1983-2008. Nous montrons que le parti sortant est sanctionné si la situation macroéconomique est mauvaise. À l’inverse, il est victime du climat politique national, notamment en période de cohabitation. Par ailleurs, les variables environnementales locales influencent également le score du sortant, pour le scrutin de 2001. Cette thèse conclue également à un comportement électoral complexe ou divers degrés de sociotropisme sont révélés : concernant les variables fiscales, le niveau local est pris en compte par les électeurs, alors que c’est le niveau national qui les intéresse pour les variables macroéconomique (chômage). Enfin, le mode de scrutin à deux tours n’est pas anodin quant aux déterminants du vote municipal. Ainsi, la structure des budgets locaux est déterminante au premier tour. Plus précisément, les dépenses de salaires et d’équipement par tête élevées accroissent la probabilité que le parti sortant soit reconduit dès le premier tour alors que les dépenses de fonctionnement (hors salaires) la réduisent. A l’inverse, certains facteurs politiques (nombre de candidats en lice par exemple) n’entrent en jeu qu’au second tour.

  • Titre traduit

    Economic environment and elections : a study of economic voting applied to French municipal elections


  • Résumé

    This thesis examines the impact of economic conditions and political context on the result of parties' candidates in local elections in France. It confirms hypothesis of economic voting, in the case of French local elections, on the basis of an original and detailed database, covering the 1983-2008 period. We show that the incumbent’party is considered as a victim of national political events (cohabitation notably) but it shares the responsibility for the level of economic variables and is consequently rewarded (or penalized). Furthermore, for the 2001 elections, environmental variables also impact incumbent’s share of vote. This thesis also investigates the behaviour of the voter, showing a complex mechanism of varied degrees of sociotropism: regional level is relevant for fiscal variables, but national level is in voter’s mind for economic factors (unemployment). Finally, the electoral rule (two rounds) is also crucial for identifying the decisive factors. Municipal budget structure is important for the first round, particularly; wages and investments expenditures increase the incumbent’s winning probability but consumption spending (wages off) decrease this probability. Political variables (number of candidates) come into play for the second round.


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