L'évolution de la perception et des théories relatives aux couleurs dans le Japon de l'époque d'Edo (1603-1868) et de l'ère Meiji (1868-1912)

par Marie Parmentier

Thèse de doctorat en [Langues, littératures et sociétés du monde]

Sous la direction de François Macé.

Soutenue en 2012

à Paris, INALCO .


  • Résumé

    La perception actuelle de la couleur au Japon a bénéficié, au cours des âges, de diverses influences étrangères, essentiellement chinoises puis occidentales. Celles qui représentent les apports occidentaux qui ont lieu à l’époque d’Edo et à l’ère Meiji ont joué un rôle indéniable dans sa formation. Jusqu’à ces contacts, la perception de la couleur se caractérise par une sensibilité particulière aux matériaux colorants et bénéficie d’un cadre théorique, spéculatif et tout-puissant, originaire de Chine, prompt à apporter des réponses à tout phénomène relatif de près ou de loin à la couleur. Aucune recherche d’ordre rationnel ou scientifique sur sa nature même n’avait jusqu’alors été entreprise ni ne se justifiait. Or, ce type de questionnement voit le jour par les contacts avec l’Occident. Dès lors, la définition scientifique de la couleur, héritée de l’Ouest, n’aura de cesse de s’imposer sur le sol japonais. Confidentielle à l’époque d’Edo, son adoption s’accélère brutalement à l’ère Meiji, période où le Japon se lance dans une politique de modernisation et d’occidentalisation. Cette définition constitue actuellement l’une des facettes, désormais bien affermie et incontestée, de la manière dont les Japonais perçoivent et expliquent la couleur. Au vu de la fortune qu’on leur connaît actuellement, deux thèmes se révèlent représentatifs de l’influence occidentale : la théorie des trois couleurs primaires et la caractérisation physique de la couleur. Arrivés à l’époque d’Edo, c’est à l’ère Meiji qu’ils sont systématiquement étudiés, adoptés, et transmis à la population. Aucun des deux ne suscite, à l’heure actuelle, ni de questionnement ou de remise en question.

  • Titre traduit

    ˜The œevolution of perception and theories about color in Japan during the Edo period (1603-1868) and the Meiji era (1868-1912)


  • Résumé

    The perception of color, as it appears nowadays in Japan, has been formed from various foreign influences, essentially from China first, then from the West. The western ones which take place during the Edo period and the Meiji era have played an evident role in its formation. Until the contacts with the West, the Japanese perception of color is characterized by a specific sensibility to coloring materials and by a theoretical, speculative and global frame inherited from China, which represents an almighty reference for any answer about color. No rational or scientific researches about the nature of color had been conducted so far, as they weren’t justified. Yet, these kinds of questions rise as western influences, which introduce modern science, reach Japan. From that point in time, the scientific definition of color inherited from the West gets more and more impact on Japanese thought. Confidential during the Edo period, its influence intensifies as the years go by. The process of its adoption brutally increases when Japan decides to adopt a modernization and westernization policy during the Meiji era. This definition is now integrated and undisputed. It constitutes one of the facets of the way Japanese see and define color. Two subjects are particularly representative of the western influence, as they are commons in contemporary Japanese perception of color : the three primary colors theory first, and then the characterization of color in physics. They reach Japan during the Edo period but it is during the Meiji era that they are systematically studied, adopted, and diffused to the population. Nowadays, neither of these two points is questioned any more.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (1162 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 1100-1137. Annexes

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  • Bibliothèque : Bibliothèque universitaire des langues et civilisations (Paris).
  • Non disponible pour le PEB
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