La chambre de la ''mère morte : Etude sur la solitude et la mort
| Auteur / Autrice : | Seong-Woong Cho |
| Direction : | Marie-Rose Corredor |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Arts |
| Date : | Soutenance le 03/02/2012 |
| Etablissement(s) : | Grenoble |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale langues, littératures et sciences humaines (Grenoble, Isère, France ; 1991-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Traverses 19-21 (Grenoble ; 2003-2014) |
| Laboratoire : Équipe de recherches sur l'histoire- les théories et la didactique de la littérature et des arts du spectacle des 19e- 20e et 21e siècles / Traverses 19-21 | |
| Jury : | Président / Présidente : Béatrice Didier |
| Examinateurs / Examinatrices : Marie-Rose Corredor, Catherine Mariette-Clot | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Martine Reid | |
| DOI : | 10.70675/a1b6d2e0zfa1az4f34z9b7cz609819e3c68a |
Résumé
L'initiation d'Henri Beyle à la solitude et à la mort se passe essentiellement dans la chambre de la « mère morte, » dans une intimité à la tonalité érotique. La présente étude a le projet d’analyser l'univers de la représentation inconsciente de Stendhal à partir d'un thème unique : celui de la chambre de la « mère morte », remplie du sentiment de la solitude et de la mort. La spécificité de son expérience de la chambre poursuit Henri Beyle la vie durant, et se reflète dans son univers romanesque. Les images poétiques, résultant des situations symboliques de la chambre, de la solitude et de la mort, sont nombreuses et expriment un processus inconscient de l'écriture stendhalienne. Que l'on fasse de la mort un accomplissement de la solitude, de la solitude une approche de la mort, la mort est envisagée par Stendhal comme un retour. La chambre est à la fois le point de départ et le point d'arrivée. Dans le monde imaginaire recherché par les héros stendhaliens se trouve toujours la chambre de la « mère morte ». L'art devient un moyen de surmonter le complexe de la mort. C'est dans l'écriture romanesque qu'Henri Beyle retrouve la place vide de sa mère et une chambre à soi.