La terre retrouvée ? : ebreo e nazione nel romanzo italiano del Novecento

par Vincenzo Pinto

Thèse de doctorat en Etudes italiennes

Sous la direction de Enzo Neppi et de Antonio Donno.

Le président du jury était Claude Cazalé-Bérard.

Les rapporteurs étaient Ester Capuzzo.

  • Titre traduit

    La terre retrouvée ? : juifs et nation dans le roman italien du XXe siècle


  • Résumé

    L'objectif de la thèse est d'étudier le rapport entre «Juif» et «nation» dans le roman italien du XXe siècle à partir d'un événement historique précis: la déclaration Balfour de 1917. Celle-ci donnait aux Juifs le droit de créer un «foyer national Juif» en Palestine et d'y devenir progressivement l'ethnie majoritaire. La création d'un État ne se fera que trente ans plus tard. Une sorte de renoncement au principe de la déclaration Balfour ne se produira que dans les années 90, avec les accords d'Oslo. L'État d'Israël acceptera alors l'idée que dans le territoire de la Palestine mandataire puisse naître un État arabe-palestinien après la tentative avortée de 1948-49. Le chapitre d'ouverture introduit le thème de la relation entre le Juif et la nation italienne dans une perspective historique. La chapitre deux raconte les écrivains et les ouvrages consacrés à «l'intégration nationale» entre les années vingt et trente du XXe siècle. L'oeuvre centrale c'est «Jom Hakippurim» par Giuseppe Morpurgo (1924). Le chapitre trois se concentre sur la littérature populaire anti-juive et anti-sémite des années trente et quarante (l'ère fasciste). Les racines des romans anti-juifs sont les feuilletons du XIXe siècle, où le Juif est le caractère négatif par excellence. Le chapitre quatre analyse l'avant-garde littéraire juive italienne du XXe siècle, c'est-à-dire les écrivains Juifs consacrés à la crise de la subjectivité contemporaine: Adriano Grego, Giorgio Bassani, Giorgio Voghera, Antonio Debenedetti et Roberto Vigevani. Le chapitre cinq met l'accent sur la persécution des Juifs et sur les diverses formes romanesques entre les années quarante et quatre-vingt du XXe siècle. Le valeur littéraire des ces oeuvres c'est ne pas élevé, sauf que les cases de «La Storia» par Elsa Morante (1974) et «Se non ora, quando?» par Primo Levi (1982). Le chapitre six analyse la figure du Juif fasciste à travers quatre romans publiés dans les années soixante et quatre-vingt. Tous les personnages ne sont pas destinés a survivre à la «mort de la patrie» du Risorgimento italien. Le chapitre sept examine la figure du Juif errant à travers ses formes diverses (exotique, levantin, cosmopolite). Cette ligne est proche à le «Juif anomique», perce qu'elle joue sur le stéréotype par excellence: l'errance historique et ontologique du Juif pour des motifs religieux. Le chapitre huit se concentre sur la représentation d'Israël comme lieu de culte et espace politique. Cette ligne «chrétienne» n'a été pas visitée par des écrivains Juifs, qui n'ont montré pas des intérêt particulier pour l'histoire ancienne d'Israël, ni pour les événements biographiques de Jésus de Nazareth, ni, enfin, pour le nouvel État d'Israël. Le chapitre neuf analyse les romans de sujet Juif par Alberto Lecco et son réalisme tragique. Lecco s'interroge sur le problème de la conscience juive à travers les grands écrivains russes du XIXe siècle et la diaspora juive nord-américaine contemporaine. Les conclusions cherchent à fournir des réponses exhaustives aux différentes relations entre le Juif et la nation dans les romans italiens du XXe siècle. En l'absence d'une «nation italienne», l'imaginaire romanesque n'a pas proposé une «nationalisation parallèle» ou un «désir sioniste»: le Juif italien est toujours un Juif diasporique, «condamné» à son état de minorité nationale. Les «différences» historiques, religieuses, économiques et culturelles ont connu une difficile coexistence aux côtés du mythomoteur national. Cette condition explique pourquoi les historiens ont insisté sur le problème de l'intégration-assimilation-acculturation nationale des Juifs italiens, tandis que l'imaginaire romanesque l'a considéré comme un problème après tout d'une importance secondaire.

  • Titre traduit

    Finding a homeland again ? : Jew and nation in the XXth century Italian novel


  • Résumé

    The aim of the thesis is to study the relationship between «Jew» and «nation» in the Italian novel of the twentieth century, departing from a specific historical event: the 1917 Balfour Declaration. This gave the Jews the right to create a «Jewish national home» in Palestine and to gradually become the majority ethnic group. The creation of a State will take thirty years later. A kind of surrender to the principle of the Balfour Declaration will happen in the 1990s through the Oslo agreements. The State of Israel accepts the very idea that in the territory of Mandatory Palestine a Palestinian-Arab state can be establish after the 1948-49 aborted attempt. The opening chapter introduces the theme of the relationship between the Jew and the Italian nation in a historical perspective. Chapter two tells the writers and books on «national integration» between 1920s and 1930s. The central novel is «Jom Hakippurim» by Giuseppe Morpurgo (1924). Chapter three focuses on popular anti-Jewish anti-Semite literature of the 1930s and 1940s (the Fascist age). The roots of anti-Jewish novels are the 19th century feuilletons, where the Jew is the negative character par excellence. Chapter four analyzes the the XXth century Italian Jewish literary avant-garde, that is to say the Jewish writers devoted to the crisis of contemporary subjectivity: Adriano Grego, Giorgio Bassani, Giorgio Voghera, Roberto Antonio and Debenedetti Vigevani. Chapter five focuses on the persecution of Jews and the various forms of novels between the 1940s and 1980s. The literary value is not high, except the cases of «La Storia» by Elsa Morante (1974) and «Se non ora, quando?» by Primo Levi (1982). Chapter six analyzes the figure of the fascist Jew through four novels published in the 1960s and 1980s. All the characters are not intended to survive to the «death of the homeland» of Italian Risorgimento. Chapter Seven considers the figure of the Wandering Jew through its various forms (exotic, Levantine, cosmopolitan). This kind is close to the «anomic Jew», because it deals with the stereotype par excellence: the historical and ontological wandering Jew for religious reasons. Chapter eight focuses on the representation of Israel as a place of worship and policy. The «Christian» genre has not been visited by Jewish writers, who have shown particular interest neither in ancient history of Israel, nor in the life events of Jesus of Nazareth, nor in the new state of Israel. Chapter Nine analyzes the Jewish novels by Alberto Lecco and its tragic realism. Lecco examines the problem of Jewish consciousness through the 19th century great Russian writers and the contemporary Jewish diaspora in North America. The conclusions try to provide comprehensive answers to the various relationships between the Jew and the nation in the XXth century Italian novels. In the absence of an «Italian nation», the novelist imaginary did not propose a «parallel nationalization» or a «Zionist desire»: the Italian Jew is always a Diaspora Jew, «condemned» to his legal status of National minority. The historical, religious, economic and cultural «differences» experienced a difficult coexistence alongside the national mythomoteur. This condition explains why historians have emphasized the problem of national integration, assimilation, acculturation National by Italian Jews, while the novelist imagination was considered a problem of secondary importance.


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