Les Avatars de la fée dans l'oeuvre romanesque de Barbey d'Aurevilly

par Nathanael Loubove

Thèse de doctorat en Doctorat Littérature française

Sous la direction de Pascale Auraix-Jonchière.

Le président du jury était Philippe Berthier.

Le jury était composé de Isabelle Durand-Le Guern, Simone Bernard-Griffiths.

Les rapporteurs étaient Philippe Berthier, Isabelle Durand-Le Guern.


  • Résumé

    La fée, créature de synthèse sortie du fond des âges, héritière des figures de la mythologie gréco-romaine et des divinités païennes du Moyen Âge, se trouve au cœur de la création artistique chez les auteurs du XIXe siècle comme Jules Barbey d’Aurevilly (1808-1889). En effet, ce dernier met en scène d’étranges personnages féminins, dotés de grands pouvoirs et qui semblent, par leurs traits énigmatiques, s’apparenter à la fée médiévale, sœur par excellence de la Parque romaine et de la Moire grecque. Car, aussi bien dans L'Ensorcelée (1854), Un Prêtre marié (1864) que dans Une Vieille Maîtresse (1851), pour ne citer que ces trois exemples, la nature érotique des êtres féeriques paraît se combiner à leur essence prophétique et divinatoire. Ce travail,qui porte sur les aspects les plus significatifs de la fée dans les œuvres romanesques de Barbey à savoir l'érotisme et la divination, s’articule autour de trois parties : la première, intitulée peinture de la fée, dresse une typologie en se fondant sur les figures matricielles de la fée marraine et de la fée amante ; la deuxième, l'univers de la fée, se propose d’analyser l’espace ou l'univers sulfureux dans lequel se meut cet être énigmatique. Cette poétique des lieux vise à rendre perceptible l’illusion du surnaturel et du merveilleux savamment orchestrée par l’auteur, qui brouille le cadre spatio-temporel du récit en usant d’une technique polyphonique où se mêlent plusieurs points de vue ou une multitude d’instances narratives ; la dernière,la symbolique de la fée, met en exergue la finalité romanesque des avatars de la fée aussi bien dans l'imaginaire aurevillien que dans la fiction littéraire au XIXe siècle.Cette étude s’efforce de suivre une perspective qui tient compte à la fois de la richesse des procédés techniques et de la profondeur thématique de l’œuvre de Barbey.


  • Résumé

    The fairy, a hybrid creature sprung from the depths of time, from greco-roman mythology and the pagan divinities of the Middle Ages, takes center stage in the artistic creation of nineteenth-century authors such as Jules Barbey d’Aurevilly (1808-1889). Indeed, Barbey d’Aurevilly depicts unusual and powerful feminine characters, which seem, because of their enigmatic characteristics, to be related to the medieval fairy, herself a sister of the roman Parcae and greek Moirae. In L'Ensorcelée (1854), as in Un Prêtre marié (1864) and in Une Vieille Maîtresse (1851), among numerous other examples, the erotic nature of fairy-like beings combines with a prophetic and divinatory essence. This study thus addresses these two salient dimensions of the fairy in Barbey’s novels, eroticism and divination. The first section on “Depicting the fairy” establishes a typology based on the matricial figures of the fairy godmother and fairy mistress. Subsequently, the section titled « The universe of the fairy » focuses on space, or the sulfurous universe through which this enigmatic character moves. This analysis of the poetics of space attempts to elucidate Barbey’s orchestrated illusion of the supernatural and the marvelous. The writer blurs the spatio-temporal narrative frame of his novels by means of polyphony, introducing multiple points of view and narrative situations. The last section, « The symbolism of the fairy », points out the novelistic ends to which the avatars of this figure have been put, both in the aurevillian imaginary universe and more generally nineteenth-century literature. Our perspective endeavors to take into account both the wealth of aurevillian narrative technique and thematic depth of his work.

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