L’agitation étudiante et lycéenne de l’après-Mai 1968 à 1986. Du cadre national à l’exemple clermontois

par Nicolas Carboni

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Mathias Bernard.

Soutenue le 24-01-2012

à Clermont-Ferrand 2 , dans le cadre de École doctorale des lettres, sciences humaines et sociales (Clermont-Ferrand) , en partenariat avec Centre d'histoire Espaces et cultures (Clermont-Ferrand) (équipe de recherche) et de CHEC Centre d'Histoire "Espaces et Cultures" (laboratoire) .

Le président du jury était Michelle Zancarini-Fournel.

Le jury était composé de Gilles Richard, Robi Morder, Jean-Claude Caron.

Les rapporteurs étaient Michelle Zancarini-Fournel, Gilles Richard.


  • Résumé

    Longtemps, l’histoire des universités françaises et des lycées s’est limitée à une histoire institutionnelle, celle des réformes, des politiques scolaires et universitaires. Mais depuis de nombreuses années, de nouvelles problématiques sont au cœur des réflexions. Ainsi, depuis Mai 68, on s’interroge sur les acteurs de la vie universitaire et scolaire, notamment les étudiants et les lycéens. En effet, avec les événements de mai et juin 1968, étudiants et les lycéens français ont pris une place de plus en plus importante sur la scène politique et sociale. Cette évolution est particulièrement remarquable à Clermont­‐Ferrand, où la jeunesse estudiantine et lycéenne se fait entendre à intervalles réguliers. Il existe effectivement dans la capitale auvergnate une tradition de lutte étudiante et lycéenne, qui trouve ses racines dans les événements survenus pendant la Seconde Guerre Mondiale, à l’occasion du repli de l’université de Strasbourg à Clermont, ou encore dans les luttes étudiantes et lycéennes contre la guerre d’Algérie et la guerre du Vietnam. De cette tradition de lutte naît un paysage politique et syndical particulier dans les lycées et facultés de la ville. Des années 1960 aux années 1980, lycéens et étudiants clermontois sont particulièrement impliqués dans les combats politiques et dans les luttes sociales, qu’ils concernent directement ou non le monde scolaire et universitaire. Ils s’intègrent à un mouvement plus large, ce mouvement étudiant et lycéen, qui atteint son apogée dans les années 1960 et 1970.Le travail de recherche présenté entend s’interroger sur ces relations entre mouvement local et mouvement national : est­‐ce que les lycéens et les étudiants clermontois se distinguent du reste de la population étudiante et lycéenne ? Quels sont les grands sujets de mobilisation à Clermont­‐Ferrand entre 1968 et 1986 et sont-­‐ils en adéquation avec ceux de la jeunesse française ? Quelles sont les formes de mobilisation de la jeunesse étudiante et lycéenne clermontoise et différent‐elles de celles observables à l’échelle nationale ? C’est sur toutes ces questions que ce travail s’attarde, entendant montrer la place du mouvement étudiant et lycéen clermontois au sein du mouvement social local et français.

  • Titre traduit

    Students' and secondary school students' unrest from after May 1968 to 1986. From the national context to the example of Clermont‐Ferrand


  • Résumé

    For a long time, the history of French universities and secondary schools has been restricted to an institutional history, the one of reforms, and university policies. But for many years, new issues have been at the centre of much thinking. Thus, since May 68, historians have been about the people involved in the university and school life, in particular students and secondary school students. Indeed, after the events of May and June 1968, French students and secondary school students have had an increasingly important role on the political and social scene. This evolution is all the more noteworthy in Clermont-Ferrand where young people at university and at school regularly make themselves heard. In fact, there is in the Auvergne regional capital a tradition of student and secondary school student struggle dating back to the events that occurred during the Second World War, when the university of Strasbourg withdrew in Clermont-Ferrand, or when students and secondary school students struggle against the war in Vietnam and in Algeria. From this struggle tradition, a special political and trade-union scene arises in the secondary schools and universities of the city. From the 1960s to the 1980s, secondary school students and students are particularly involved in political and social fights, whether they directly concern school and university or not. They are part of a larger movement that reaches its peak in the 1960s and 1970s. This research work is aimed at questioning the relationships between local and national movement : do Clermont-Ferrand 's secondary school students and students stand out from other French students ? What are the main causes and subjects of mobilization in Clermont-Ferrand from 1968 to 1986 ? Are they the same as other French young people or not ? This work is intended to show the role played by Clermont-Ferrand's secondary school students' and students' movement within a social local and national movement.


Il est disponible au sein de la bibliothèque de l'établissement de soutenance.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Clermont Auvergne. Bibliothèque numérique.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.