L'usage rituel de la Jurema chez les Amérindiens du Brésil : répression et survie des coutumes Indigènes à l'époque de la conquête spirituelle européenne (XVIe-XVIIIe siècles)

par Guilherme De Souza Medeiros

Thèse de doctorat en Doctorat Histoire

Sous la direction de Bernard Dompnier.

Le président du jury était Saulo Neiva.

Le jury était composé de Michel Bertrand, Pierre Antoine Fabre, Roberto Motta, Charlotte de Castelnau-L'Estoile.

Les rapporteurs étaient Michel Bertrand, Pierre Antoine Fabre.


  • Résumé

    L’usage rituel de la Jurema, en tant que boisson sacrée faite à partir des plantes du même nom (surtout Mimosa tenuiflora, autrement appelée Mimosa hostilis Benth.) par les peuples autochtones du Brésil, est apparu pour la première fois dans un document rédigé à Recife, Pernambuco, et daté de 1739, qui traite de son usage par les Amérindiens des missions de Paraíba. Son apparition dans les sources coloniales lusobrésiliennes du XVIIIe siècle peut indiquer de nouvelles dynamiques socioculturelles sur la frontière coloniale du Nordeste. L’usage de cette boisson sacrée semble avoir des origines bien antérieures à l’arrivée des colonisateurs, peut-être de plusieurs siècles, et l’on peut aussi signaler sa permanence de nos jours, soit chez les Indiens du Nordeste, au coeur de leurs croyances et de leur cosmologie, soit dans les populations rurales et urbaines dans le cadre d’usages religieux qui mêlent christianisme et cultes afrobrésiliens. On cherchera ici à dégager le rôle joué par les missions catholiques dans l’Amérique Portugaise coloniale comme institutions de frontière, à la fois comme bornes entre les espaces connus et inconnus des colonisateurs et comme élément de définition des territoires des couronnes espagnole et portugaise, mais surtout comme espaces, elles mêmes, de communication et d’échange entre des univers culturels et religieux totalement différents.


  • Résumé

    The ritual of Jurema, a sacred drink made of a group of plants with the same name (especially Mimosa tenuiflora, formerly known as Mimosa hostilis Benth) by the native people of Brazil first appears in a document written in Recife, in the state of Pernambuco, in 1739. The document talks about its use by the indigenous population living on the mission settlements of the state of Paraíba. Its appearance in the colonial archives of the 18th century may reveal new socio-cultural dynamics in the colonial frontiers of the northeast. The use of this sacred drink seems to have been originated a long time before the colonizers’ arrival, maybe centuries before that, and its endurance can be observed today, either as a central element of the beliefs and cosmogonies of the indigenous peoples of northeast, or among rural and urban populations as part of syncretic religious contexts that combine elements of Christianity and African-Brazilian sects. In this paper we analyze the role played by the mission settlements in the Portuguese America. The settlements are considered here as ‘institutions of frontier’, sometimes acting as landmarks between known and unknown spaces of colonizers and also as an element of definition for the territorial limits between the Portuguese and Spanish crowns, but especially as channels of communication and exchange between completely diverse religious and cultural universes.

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