Caractérisation de l'environnement sonore urbain : Proposition de nouveaux indicateurs de qualité

par Laurent Brocolini

Thèse de doctorat en Génie civil - Cergy

Sous la direction de Catherine Lavandier.

Soutenue le 13-12-2012

à Cergy-Pontoise , under the authority of École doctorale Sciences et ingénierie (Cergy-Pontoise, Val d'Oise) , en partenariat avec Mobilités, réseaux, territoires et environnements (laboratoire) .

Le jury était composé de Mathias Quoy, Catherine Marquis-Favre, Jérôme Defrance.

Les rapporteurs étaient Dick Botteldooren, Jean-Hugh Thomas.


  • Résumé

    A l'heure actuelle, les seuls moyens d'informer les usagers de la ville de l'environnement sonore dans lequel ils vivent consistent en des indicateurs de niveaux sonores moyens et annuels obtenus par modélisation acoustique des principales infrastructures de transports. Or, ces indicateurs sont difficilement compris et de ce fait mal interprétés par les usagers de la ville car ils ne reflètent pas la signification des bruits perçus et la diversité des situations que les citadins rencontrent. Le but de ce travail de recherche est donc d'analyser la façon dont les usagers de la ville perçoivent le paysage sonore urbain afin de définir des indicateurs de qualité sonore qui pourront être à terme intégrés dans une représentation territoriale cartographique. Pour ce faire, il a tout d'abord été nécessaire de s'attacher à déterminer un pas temporel et spatial de mesure permettant de caractériser des ambiances urbaines d'un point de vue acoustique. A partir d'enregistrements longue durée (trois mois environs) en six points fixes à Paris, il a été possible de déterminer à travers des classifications ascendantes hiérarchiques de Ward associées à des cartes auto-organisatrices de Kohonen qu'une durée de dix minutes semble dans la plupart des cas être suffisante pour caractériser différentes ambiances sonores. Grâce aux mêmes méthodes de classification, l'analyse du maillage spatial a permis de définir quatre zones homogènes qui correspondent (1) au parc, (2) au boulevard, (3) à la rue piétonne puis (4) une zone que l'on qualifiera de zone de transition. La suite de l'étude s'est attachée à construire des modèles de prédiction de la qualité sonore. A partir d'enquêtes de terrain réalisées à Paris et à Lyon, il a été possible d'établir des modèles à la fois locaux (caractérisant le lieu même où le questionnaire a été évalué) et globaux basés d'une part sur des régressions linéaires multiples et d'autre part sur des réseaux de neurones artificiels. La comparaison de ces deux types de modèles a permis entre autre de mettre en évidence l'apport des réseaux de neurones artificiels devant les régressions linéaires multiples en termes de prédiction. Par ailleurs il est ressorti de ces modèles l'importance de variables telles que le silence, l'agrément visuel ou encore la présence de sources sonores particulières comme les véhicules légers pour expliquer la qualité sonore de l'environnement.

  • Titre traduit

    Characterization of the urban soundscape : with new indicators of quality


  • Résumé

    At present, the only ways to inform city dwellers about the sound environment in which they live are annual and average sound level indicators using acoustic modeling of main transport infrastructure. However, these indicators are difficult to understand and therefore misinterpreted by city dwellers because they do not reflect the significance of perceived noise and the diversity of the situations. The aim of this research is therefore to analyze how the city dwellers perceive the urban soundscape in order to characterize sound quality indicators which can be used into mapping. To do this, it was first of all necessary to determine a temporal and spatial resolution to characterize urban environment from an acoustic point of view. From long period recordings (almost three months) at six locations in Paris it was possible to determine through hierarchical ascendant Ward classifications combined with self-organizing Kohonen maps that duration of ten minutes for measurements seems to be enough to characterize in most cases different acoustic environments. Thanks to the same classification methods, spatial study made it possible to define four homogeneous areas which correspond (1) to the park, (2) to the boulevard, (3) to the pedestrian street and (4) to an area which can be considered as a transition one. Then this study focused on building sound quality predictive models. Thanks to field surveys in Paris and Lyon, it was possible to establish local models (characterizing the location where the questionnaire has been evaluated) and overall models based on one hand on multiple linear regressions and on the other hand on artificial neural networks. The comparison of both models highlighted the advantages of artificial neural networks compared to multiple linear regressions in terms of prediction. Moreover, according to these models, variables such as silence, the visual pleasantness or even the presence of specific sound sources as light vehicles explain the sound quality of the environment.


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