L'hypothermie modérée induite chez un modèle murin : une solution thérapeutique au sepsis ?

par Karelle Léon

Thèse de doctorat en Sciences de la vie. Physiologie

Sous la direction de Erwan L'Her.

Le président du jury était Benoit Vallet.

Le jury était composé de Erwan L'Her, Benoit Vallet, Bruno Levy, Marie-Agnès Giroux-Metges, Christophe Guitton, Karine Pichavant-Rafini.

Les rapporteurs étaient Benoit Vallet, Bruno Levy.


  • Résumé

    Le sepsis, état pathologique lié à une réaction inflammatoire systémique suite à une infection, est lapremière cause de mortalité dans les unités de réanimation médicale et de soins intensifs hospitaliers.Parmi les pistes thérapeutiques envisagées, l’hypothermie est un bon candidat. En effet, l’hypothermiemodérée induite augmente la durée de survie de rats septiques. Ce travail avait pour objectifd’apporter des éléments permettant de comprendre et d’identifier les mécanismes responsables decet effet bénéfique. Pour cela, différentes fonctions couramment affectées lors du sepsis(inflammation, stress oxydant, défaillance rénale, capacités de transport de l’oxygène par le sang etéquilibre acide-base) ont été étudiées sur des rats septiques en hypothermie modérée (34°C). Lesrésultats obtenus révèlent que l’hypothermie modérée ralentit de manière significative la production decytokines pro-inflammatoires et tend à exercer une diminution de la production radicalaire systémiquechez les rats septiques. L’apparition de l’acidose métabolique et la défaillance rénale sont égalementretardées. Enfin, alors que le sepsis en normothermie conduit à une diminution de la coopérativité etde l’affinité de l’hémoglobine pour l’oxygène, synonymes d’une adaptation face à des modificationspotentiellement délétères, en hypothermie modérée, ces paramètres ne sont pas modifiés. Cesrésultats concourent à penser que l’hypothermie modérée en ralentissant l’évolution du sepsis permetd’augmenter la durée de survie des rats septiques. Ainsi, l’hypothermie pourrait constituer une pistepour traiter les patients atteints de sepsis sévère dans le but de temporiser l’inflammation et decontrôler l’agression retardant ainsi les défaillances d’organes.


  • Résumé

    Despite numerous studies over the past twenty years, sepsis, a pathologic state related to a systemicinflammatory response following infection, remains the main cause of death in intensive care units.Among the therapeutic approaches proposed, hypothermia is a good candidate. Indeed, mild inducedhypothermia increased the survival duration of septic rats. This work aimed to provide elements tounderstand and identify the mechanisms responsible for this beneficial effect. Consequently, variousfunctions commonly affected during sepsis (inflammation, oxidative stress, renal failure, oxygen bloodcapacity and acid-base balance) were studied on septic rats maintained in mild induced hypothermia(34°C). The results showed that mild hypothermia significantly slows the cytokine proinflammatoryproduction and tends to exert a decrease in the radical systemic production of septic rats. Theappearance of metabolic acidosis and renal failure are also delayed. Finally, while in normothermiasepsis led to a decrease in the cooperativity and oxygen haemoglobin affinity, synonymous of anadaptation when faced with potential deleterious changes, in mild hypothermia, these parameters arenot modified. These results suggest that by reducing the development of sepsis, mild inducedhypothermia increases the survival duration of septic rats. Thus, hypothermia may be an option fortreating patients with severe sepsis by stalling inflammation and controlling aggression, therebydelaying organ failure.

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