Les écritures de l'histoire dans les romans québécois de la décennie 1980-1990

par Elsa Ollier-Pochart

Thèse de doctorat en Littératures française, francophones et comparée

Sous la direction de Marie-Lyne Piccione.

Le président du jury était Yannick Resch.

Le jury était composé de Marie-Lyne Piccione, Anthony Soron.

Les rapporteurs étaient Yannick Resch, Anthony Soron.


  • Résumé

    Cette étude propose l’analyse des écritures de l’Histoire à travers un corpus de huit œuvres romanesques publiées au Québec entre 1980 et 1990. Il s’agit de La Tribu et Les Plaines à l’envers de F. Barcelo, de la trilogie des Fils de la liberté de Louis Caron, du Premier jardin de Anne Hébert, de La Maison Trestler ou le 8ème jour d’Amérique de Madeleine Ouellette-Michalska et d’Un dernier blues pour Octobre de Pierre Turgeon. Là où la langue anglaise distingue « history » et « story », le français utilise le vocable « histoire ». Si sa polysémie peut engendrer des confusions, elle peut aussi générer les réflexions qui ont sous-tendu cette analyse. Comment l’histoire raconte-t-elle l’Histoire ? Comment les histoires permettent-elles de réécrire une Histoire plurielle dans le Québec des années 1980 ? Pour répondre à ces questions, trois axes sont développés. Le premier s’attache à analyser les rapports fraternels puis fratricides entre la littérature et l’Histoire, disciplines devenues distinctes au XIXème, puis il propose une réflexion sur le roman historique et les écritures romanesques de l’Histoire. Le deuxième axe présente une mise en regard des discours historique et romanesque au sein des œuvres constitutives du corpus. Enfin, dans une troisième partie, notre réflexion nous conduit à analyser les poétiques québécoises afin de montrer comment ces textes participent, par une réécriture mémorielle, à l’émergence d’une identité collective québécoise en cette fin de XXème siècle.

  • Titre traduit

    The writing of history in the Quebec novels of the 1980s


  • Résumé

    This study aims at analysing the writing of history through a corpus of eight novels, published in Quebec between 1980 and 1990. The corpus is comprised of La Tribu and Les Plaines à l’envers by F. Barcelo, of Louis Caron’s trilogy Fils de la liberté, of Premier jardin by Anne Hébert, of La Maison Trestler ou le 8ème jour d’Amérique by Madeleine Ouellette-Michalska’s and of Un dernier blues pour Octobre by Pierre Turgeon. While English distinguishes « history » from « story », French uses the single term « histoire ». If that polysemy may cause confusion, it may also generate a reflection, just as the one underlying this analysis: How does a story tell history? How have stories contributed to the rewriting of Quebec’s plural history in the 1980s? Answering these questions will require three main developments. The first part will be an attempt to explain and understand the fraternal yet fratricidal relationship between literature and history, two disciplines which became distinct in the 19th century. Moreover, it proposes a reflection on the historical novel and historical fiction. The second part will be devoted to the comparative study of the historical and narrative discourses within the constituent novels of the corpus. And finally, in a third part, our reflection will lead us to consider Quebec’s poetics, in order to show how –by rewriting memory– those texts have participated in creating Quebec’s collective identity at the very end of the 20th century.


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