La performance dans les arts plastiques aujourd'hui : tatouages et piercings

par Catherine Souladié

Thèse de doctorat en Arts (Histoire, Théorie, Pratique)

Sous la direction de Bernard Lafargue.

Le président du jury était Cécile Croce.

Le jury était composé de Bernard Lafargue, Bernard Andrieu, Jean-Marc Lachaud.

Les rapporteurs étaient Bernard Andrieu, Jean-Marc Lachaud.


  • Résumé

    Cette recherche propose une réflexion sur la pertinence d’un « art –action » actuel, à partir d’une analyse d’actes pour l’art, caractérisés comme « hors limites », à travers une utilisation de la présence physique comme essence et support de l’art plastique, entreprise dès les années 1920 par Marcel Duchamp, et déclinée durant tout le vingtième siècle avec des mouvements artistiques tels Dada, le Happening, l’Actionnisme Viennois, ou l’Art Corporel.Nous étudions ici, aidés d’artistes performers choisis autour de quelques pratiques singulières de Albrecht Becker, Ron Athey et Lukas Zpira, les possibles limites d’actes artistiques, mettant en scène de façon extrême, à travers des performances jugées choquantes, agressives, incluant piercings, tatouages, osant parfois un art du malaise, se jouant des conventions, des tabous et des codes sociaux et culturels en place. Ainsi nous voyons s’il y a lieu, aujourd’hui, de parler encore d’actes artistiques politiques, militants, après l’âge d’or des années soixante-dix, parmi des nouvelles esthétiques du corps humain, celui-ci successivement « héros, sujet, matériau, objet, victime, écran » de cet art-action transgressif. Notre volonté est de saisir l’ambiguïté contenue dans la représentation, et toute la symbolique donnée à voir, par rapport à une première intention qui est une certaine déstructuration à la fois thématique et formelle dans les arts plastiques. La discussion est donc engagée sur l’authenticité et la pérennité de ces pratiques artistiques extrémistes, transgressives, manipulant le concept d’identité ou même la génétique, discussion aussi sur leur statut avant-gardiste dans l’histoire de « l’art pour l’art », concept porté par la modernité.Ce « hacking » du corps nous amène-t-il-alors vers un devenir post-humain virtuel, une seule existence dans les univers numériques ? Le corps est-il en perdition ou, paradoxalement l’ultime recours, sauvé par ces modifications douloureuses et radicales ?

  • Titre traduit

    Performance in visual arts today : Tattoos and piercings


  • Résumé

    This research proposes a reflection on the relevance of a "art -action" current, based on an analysis of the acts for the art, characterized as "off limits", through a use of the physical presence, such as origin and support of the visual art, begun in the 1920s by Marcel Duchamp, and declined throughout the twentieth century with artistic groups as Dada, the Happening, the Viennese Actionnism, or the Body Art.We study here, through artists performers selected around the singular practices of Albrecht Becker, Ron Athey and Lukas Zpira, the possible limits of artistic acts, staging in extreme way, through performances considered shocking, aggressive, including piercings, tattoos, daring an art of faintness sometimes, being played of conventions, the taboos and the social-cultural codes in place. Thus we see whether it is necessary, today, to still speak about artistic acts political, militant, after the golden age of the Seventies, through a choice among many new esthetics of the human body, successively “hero, subject, material, object, victim, screen” of this transgressive acting-art. Our will is to understand the ambiguity contained in the representation, and all the shown symbolic system, compared to a first intention which is disintegration both thematic and formal in the plastic arts. The discussion is thus about the authenticity and the survival of these artistic extremists and transgressive practices, treating the concept of identity or even the genetics, the discussion being also about their avant-gardist position in the history of “the art for art” brought by the modernity, position to be reconsidered in a society called post-modern.Do this “body- hacking” bring us then towards a future virtual human being, a single existence in the digital universes? Is the body lost or, paradoxically the ultimate recourse, saved by these painful and radical modifications?


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