Repérage d'émergence de formes dans les groupes, le cas d'un groupe en formation

par Denis Bignalet-cazalet

Thèse de doctorat en Sociétés, Politique, Santé publique. Sciences de l'éducation

Sous la direction de Jean-Claude Sallaberry.

Le président du jury était Bernard N'Kaoua.

Le jury était composé de Franc Morandi, Jean Vannereau.

Les rapporteurs étaient Christine Mias, Patrick Obertelli.


  • Résumé

    Alors que l’économie semble bien en passe (si elle ne l’est déjà) de devenir « la » science « humaine » prenant le pas sur toutes les autres, on peut se demander s’il est encore temps et pertinent de se préoccuper de groupe. Pourtant, il demeure incontestable que le groupe se révèle une manière très opérante de parler de changement, de pratiquer le changement. De plus, il constitue un moyen incontournable de faire du lien entre les individus (les « atomes » sociaux). Ainsi, la première partie de ce travail est-elle consacrée à retracer le parcours de la science des groupes, la psychosociologie. Puis nous étudions différents paradigmes qui ont encadré, accompagné les tentatives de modélisation de l’apprentissage (ou de la cognition) au cours du XXe siècle. Des approches qui ont, au fil du temps, pris de plus en plus en compte l’environnement dans lequel s’opère cette cognition pour la concevoir comme un processus à la fois individuel et collectif. Dans cette articulation la notion de représentation occupe une place de choix. C’est ainsi que nous sommes conduits à étudier les nombreux aspects que recouvre cette notion de représentation. Ces réflexions nous amènent à la question de la forme, des formes qui organisent et tendent à normaliser la vie d’un groupe. Cela nous donne ensuite l’occasion de nous interroger sur ce qui caractérise un groupe ainsi que de réfléchir à propos de quelques outillages qui permettent de le modéliser — lui et les phénomènes auxquels il est soumis. Nous voyons combien il est important d’utiliser ces outillages non pas en les comparant ou en les opposant les uns les autres mais en nous efforçant de les associer à partir d’une nécessaire multiréférentialité. C’est ce à quoi nous mène aussi une réflexion épistémologique que nous entreprenons pour nous aider à situer la recherche, plaçant résolument l’ « observateur » dans l’action, dans une posture phénoménologique. Cela nous donne l’opportunité de faire le point sur les difficultés que rencontre ce type de recherche, si l’on reste dans le cadre d’une démarche positiviste longtemps adoptée par les sciences « dures ».Enfin, nous sommes amenés à utiliser ces différents points de vue pour appréhender les évolutions suivies par un groupe en formation, durant une semaine. Au cours de l’exploitation des matériaux laissés par ce groupe, nous relevons que détecter les formes (qui structurent son organisation) permet de modéliser son parcours. Mais nous sommes aussi conduits à proposer que le repérage de l’émergence des formes constitue un outillage susceptible de recadrer l’ensemble des approches employées pour décrire les groupes.

  • Titre traduit

    Identifying the emerging forms in groups, the case of a learning group


  • Résumé

    While economy seems about (if it’s not the case) to become “the” “Human” Science overwhelming all the others, we can wonder whether the notion of group still matters. Through, the group undeniably allows to speak and to enact change. Moreover, it’s unquestionably the best away to link people (social “atoms”). Thus, the first part of this work is devoted to retracing the process of psychosociology, the science of groups. Then, we’ll study the different paradigms which have paved the attempts to design learning (or cognition) through the 20th century. Decade after decade, these approaches have more and more taken into account the environment in which this cognition works in order to be concerned as an ongoing process both individual and collective. In this approach, the notion of representation is prominent, as such we have to study the many aspects it includes. So, how can these forms normalize the life of a group? Then, we can ask ourselves what mainly characterizes a group and try to define some tools which tend to design it as well as the phenomena depending on it. We can see how important it is to use these tools neither comparing or opposing one another but trying to make a link between them, considering several references as our starting point. An epistemological study also leads us to this conclusion, a study we have led in order to situate search, putting the “observer” into action in a phenomenological position. This is an opportunity for us to take an inventory of the difficulties such a type of search usually faces, if we assume we confine ourselves to a positivist approach adopted by the “fundamental” sciences for long.Lastly, according to these different points of view, we’ll watch the progress made by a one week learning group. Thanks to their work, we can notice that identifying the forms (which structure its organisation) allows one to design its process. Nevertheless, we can also assume that identifying the emerging forms constitutes a set of tools likely to make the approaches used to describe groups fit within the scope.


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