Les gangs maori de Wellington : « Some people said that tribes stopped existing in the 1970s »

par Grégory Albisson

Thèse de doctorat en Études anglophones

Sous la direction de Francine Tolron.

Soutenue le 07-12-2012

à Avignon , dans le cadre de École doctorale 537 « Culture et patrimoine » (Avignon) .

Le président du jury était Martine Piquet.

Le jury était composé de Laurent Roesch, Gilles Teulié.

Les rapporteurs étaient Ian Conrich.


  • Résumé

    L’exode rural des Maori suivant la seconde guerre mondiale a bouleversé le paysage socioculturel néo-zélandais. Cette thèse explore une de ses conséquences directes : l’émergence de gangs maori comme tentative de re-territorialisation de l’espace environnant dans une logique de différentiation par rapport à l’ordre établi. La rupture avec la ville européenne et les traditions ancestrales maori s’imposait. Le gang dit « maori » ne pouvait, et ne peut plus, dès lors être pensé dans le prolongement du tribalisme et du bellicisme maori pré-colonial, analyse figeant le Maori dans des considérations essentialistes. Cette thèse présente le gang maori comme un produit historique contingent et vise, sans cautionner l’approche essentialiste, à déterminer les effets de cette posture analytique sur les pratiques quotidiennes du membre de gang, ainsi que ses rapports au public.Les gangs, qui souhaitaient inventer un espace qui leur était propre, finirent par admettre leur héritage maori, si bien que les membres allaient non seulement réécrire l’histoire de leur organisation en lui trouvant d’autres origines, mais aussi celle du passé maori pré-colonial en y introduisant des éléments propres au gang de rue contemporain

  • Titre traduit

    The maori gangs of Wellington : « Some people said that tribes stopped existing in the 1970s »


  • Résumé

    The Maori urban drift after the Second World War has deeply altered New Zealand’s sociocultural landscape. This thesis explores one of its direct aftermath: the emergence of Maori gangs as an attempt to reterritorialise the surrounding space in a logic of differen-tiation from the established order. Therefore, breaking off with the European city and Maori ancestral traditions was required. In this respect, so called “Maori” gangs could and can no longer be thought as the extension of Maori tribalism and precolonial belli-cism. This type of analysis freezes the Maori into essentialist considerations. This thesis introduces the Maori gang in its historical contingent dimension and aims – without sup-porting the essentialist approach – at pinpointing its very effects on gang members’ daily practices and also on their relationship with wider society.The same gangs that wanted to create their own space ended up acknowledging their Maori heritage. As a result, the members were not only to rewrite the history of their or-ganisation, as they found out other origins, but also precontact Maori history as they in-troduced elements that are typical of contemporary street gangs


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