Les soldats fantômes de la Grande Guerre souterraine, 1915-1919 : de l'immigrant pākehā au vétéran oublié : les hommes de la New Zealand Engineers Tunnelling Company

par Anthony Byledbał

Thèse de doctorat en Histoire contemporaine

Sous la direction de Sophie-Anne Leterrier.

Soutenue le 11-12-2012

à l'Artois , dans le cadre de Ecole doctorale Sciences de l'Homme et de la Société (N°473) .


  • Résumé

    La Grande Guerre n’est pas seulement une histoire de fantassins combattant au prix de lourdes pertes dans le no man’s land ou de pilotes se battant au-dessus des champs de bataille. Plus méconnus, les tunneliers sont une part essentielle de la guerre de tranchées. Spécialisés dans le creusement de sapes, ces soldats du génie britannique combattent directement sous les tranchées.Première unité créée en dehors du Royaume-Uni, en septembre 1915, la compagnie de tunneliers de Nouvelle-Zélande débarque à Arras, en mars 1916, devenant par la même occasion la première force néo-zélandaise sur le front occidental. Ce corps particulier s’appuie sur les compétences des recrues sélectionnées pour une guerre nouvelle et secrète. Ainsi, à partir de l’étude des 937 tunneliers néo-zélandais, les données personnelles, familiales, professionnelles et militaires proposent un portrait de ces hommes, avant, pendant et après la guerre.Issus des milieux de l’industrie minière de l’or et de la houille, les engagés de cette compagnie présentent une mixité sociale et culturelle européenne, reflet d’une société néo-zélandaise encore attachée à l’Empire. Recrutés pour faciliter leur formation, les tunneliers mènent leurs missions dans la craie blanche de l’Artois, d’abord pour défendre le front au nord d’Arras, puis pour aménager des dug-outs dans la cité artésienne et ses alentours. Ils vivent un combat différent qui rythme une vie bien distincte de leurs homologues de l’infanterie. À bien des égards, ce conflit secret renvoie, dans leur foyer, des individus désormais voués au silence, alors que le comblement de leurs ouvrages enfouit les dernières traces de leur travail, dès la fin de la guerre.

  • Titre traduit

    The phantom soldiers of Great War underground, 1915-1919 : from the pākehā immigrant to the forgotten veteran : men of the New Zealand Engineers Tunnelling Company


  • Résumé

    Accounts of soldiers fighting in trenches and pilots fighting in the air over the battlefields have long become the norm in what we read and watch when considering the history of the Great War. Lesser known is a war within a war that took place deep under the battlefields, the tunneling war. Specialized in working underground, the British tunnellers fought directly beneath the trenches. The first such unit created outside the United Kingdom, in September 1915, the members of the New Zealand Engineers Tunnelling Company which arrived in Arras in March 1916, were at the same time the first New Zealanders on the Western Front. This particular corps relied on the skills of recruits selected to take part in a new and secret war. Thus, by examining the personal, family, professional and military histories of the 937 New Zealand tunnellers, it has been possible to construct a portrait of these men before, during and after the war. From the gold and coal mining fields, recruits of this company had a European social and cultural diversity, reflecting a New Zealand society still attached to the Empire. Recruited to make their training easier, the tunnellers took their mission into the hard white chalk of the Artois, first to defend the front north of Arras, and then to develop dug-outs in and around the artesian city. They fought a different type of war which dictated a way of life distinct from their brothers in arms of the infantry. In many ways, this secret warfare led to demobilized soldiers condemned to silence at home, burying the last traces of their wartime experience as they returned to their former occupations underground.


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