Le désir au féminin et ses avatars

par Fanny Chevalier

Thèse de doctorat en Psychologie

Sous la direction de Jean-Jacques Rassial.

Le président du jury était Michèle Benhaïm.

Le jury était composé de Jean-Jacques Rassial, Michèle Benhaïm, Laurie Laufer, Laurent Ottavi.

Les rapporteurs étaient Laurie Laufer, Laurent Ottavi.


  • Résumé

    La littérature analytique tend à situer l'enjeu du désir de la femme comme celui d'être désirée, c'est-à-dire à réduire l'expression de son désir à celui d'un consentement au désir de l'Autre. Mais que se trame-t-il du désir chez la femme, au-delà du consentement à « se faire objet » ? Il n'est là nullement question de dégager un désir féminin pur, mais bien de repérer les spécificités de la mise en jeu du désir chez la femme dans la relation sexuelle, c'est-à-dire d'explorer les enjeux et les angoisses spécifiques à l'expression de son désir, au regard de son inscription particulière dans la castration et de la place que lui assigne la relation sexuelle. La dimension du désir féminin ne semble pas pouvoir être abordée indépendamment de la façon dont chaque femme se confronte à la possible mise en énigme de la féminité, telle que celle-ci émerge, ou non, à travers le ravage de la relation à la mère. Le déploiement d'une réflexion sur les avatars de la construction de la féminité – dont l'étude du ravage se prolonge par l'exploration des vicissitudes du rapport de la femme à l'image et au corps – constitue donc le préalable nécessaire à l'abord de la problématique du désir. S'ouvrirait ainsi le repérage de trois logiques soutenant le mode particulier avec lequel la femme « se fait objet » : la logique du tout ou rien, relative à un traitement de l'énigme de la féminité saturée par un idéal et un appel au savoir ; la logique du court-circuit, révélant la non-advenue de la féminité comme énigme, féminité de l'ordre du trou noir ; la logique du pas-tout, signant l'acceptation de cette énigme et la latitude que génère cette négociation quant à l'angoisse.


  • Résumé

    The psychoanalytic literature tends to locate women's desire stake as to be desired, that is reducing her desire's expression to a consent of the Other's desire. But what weaves beyond the consent of « making oneself an object » ? There's not about distinguish a pure feminine desire, but to identify the specificities of a women desire playing in sexual relationship ; that is, to explore the specific stakes and angst of desire's expression, regarding her special registration in castration and the place that the sexual relatioshipn assigns her. The feminine desire's dimension can not be tackled regardless of the way each women confront herself to the mystery of femininity – as it emerges or not through the ravage of the mother's relation. The deployment of a thought based on the transformations of feminine construction forms the condition necessary to approach the problematic focusing on desire – the study on ravage explores the tribulations of women's relation to image en body. It is then possible to distinguish three logics by which women « make themselves an object » : the everything or nothing logic, the mystery of femininity is here saturated by an ideal and a call of knowledge ; the short-circuit logic , femininity is here approached on the bases of a black hole ; the not-all logic, based on the acceptation of this mystery and the latitude that this negotiation generates.


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