La tolérance religieuse chez les hommes de lettres au XVIIIe siècle : différence, interférence, archaïsme

par Fares Al-Bazaz

Thèse de doctorat en Lettres Modernes

Sous la direction de Jean-Jacques Tatin-Gourier.

Soutenue le 29-06-2011

à Tours , dans le cadre de École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Tours) , en partenariat avec Équipe d'accueil Histoire des représentations (Tours) (équipe de recherche) .

Le président du jury était Radivoje Konstantinovic.

Le jury était composé de Nicole Masson.


  • Résumé

    Au cours du dix-huitième siècle, la question de la tolérance religieuse est posée avec force par de nombreux hommes de lettres, notamment, à la suite des écrits philosophiques de Spinoza, de Bayle et de Locke. Voltaire, Montesquieu, Rousseau et Diderot, à partir de problématiques qui étaient propres à chacun d’entre eux, ont développé leur réflexion sur une notion qui est à l’origine du principe de la liberté de conscience. Les fictions, notamment romanesques ont permis à ces auteurs, d’amplifier la diffusion de la notion de tolérance. Même si l’anti-fanatisme a été l’objet d’un consensus entre les écrivains philosophes des Lumières, il faut admettre que leur conception de la tolérance impliquait bien des divergences. Dans son "Dictionnaire philosophique", Voltaire apparaît comme le champion le plus intrépide ; mais qu’en est-il vraiment dans le "Traité sur la tolérance" ? L’indifférence de Diderot à toute religion était-elle favorable à la proclamation de la tolérance ? Dans leurs confrontations avec leurs adversaires, surtout avec Voltaire et Rousseau, les écrivains philosophes des Lumières n’ont pas toujours fait preuve de la même exigence. Il importe de préciser, à partir des textes, ces prises de positions.Toutefois il ne faut pas projeter sur les périodes antérieures des idéaux actuels. Il y a là un risque d’anachronisme. Les hommes de lettres des Lumières étaient en effet confrontés à des situations historiques, à des contextes culturels et idéologiques très différents des nôtres.

  • Titre traduit

    The religious tolérance at the men of letters in the XVIIIth century


  • Résumé

    During the 18th Century, following Spinoza, Bayle and Locke’s writing, the question of a religious tolerance is in the centre of the debates. Voltaire, Montesquieu, Rousseau and Diderot, according to their visions of the problem, developed a theory around a notion which would give birth later to the freedom of conscience principle. Fictions, and especially the novels, allowed these authors to increase the spreading of a tolerance notion. Even if anti-Fanaticism has been an object of consensus between enlightenment Philosophers, it is necessary to admit that their conception of tolerance implied many differences of opinion. In his "Dictionnaire Philosophique", Voltaire appeared as the most dauntless champion; but what about the "Traité sur la tolerance"? Was Diderot’s indifference to all religion favorable to the proclamation of a tolerance? In their confrontations, especially against Voltaire and Rousseau, Enlightenment writers did not all the time observe the same demand. It is important to define, according to our corpus, these takings of position.Nevertheless, it should not be appropriate to cast on pervious periods modern ideals. This would lead to the danger of anachronism. Enlightenment writer were indeed, confronted to historical situations as well as cultural and ideological backgrounds completely different from ours.


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