Les sécrétions du tissu adipeux : rôles de l'autotaxine et recherche de nouvelles adipokines

par Rodolphe Dusaulcy

Thèse de doctorat en Innovation pharmacologique

Sous la direction de Jean-Sébastien Saulnier-Blache.

Soutenue en 2011

à Toulouse 3 .

  • Titre traduit

    Adipose tissue secretions : roles of autotaxin and seeking for new adipokines


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    Parallèlement à sa fonction de stockage, le tissu adipeux est aujourd'hui considéré comme un organe endocrine dont les sécrétions peuvent agir localement, de façon autocrine et paracrine, et/ou à distance sur de nombreux organes. Le sécrétome du tissu adipeux est composé de facteurs lipidiques, les lipokines, et protéiques, les adipokines. Ces facteurs ont des fonctions diverses dans l'organisme notamment sur le métabolisme énergétique, l'inflammation, ou encore la prolifération cellulaire et l'angiogénèse. La première partie du manuscrit porte sur un médiateur lipidique, l'acide lysophosphatidique (LPA), et l'autotaxine (ATX), une lysophospholipase D sécrétée responsable de sa synthèse. L'expression de l'ATX est augmentée dans le tissu adipeux de sujets obèses et insulino-résistants. Le but de cette étude était de préciser le rôle in vivo de l'ATX adipocytaire au cours de l'obésité et ses conséquences sur les taux plasmatiques de LPA. Pour cela nous avons invalidé le gène codant pour l'ATX spécifiquement dans l'adipocyte chez des souris, à l'aide d'une approche transgénique de type Cre/lox. L'invalidation de l'ATX adipocytaire a entrainé une diminution de 38% du LPA plasmatique comparativement à des souris sauvages. Lorsque ces souris sont soumises à un régime obésogène enrichi en graisses, la masse de leur tissu adipeux augmente de façon plus importante comparativement aux souris sauvages. Ce phénotype est associé à une augmentation de l'expression du récepteur nucléaire PPAR? et de certains de ses gènes cibles (ap2, adiponectine, leptine, Glut-1), ainsi qu'à une augmentation de la tolérance au glucose des souris. Ces résultats montrent que l'ATX adipocytaire contribue fortement aux taux plasmatiques de LPA et qu'elle constitue un frein à l'expansion du tissu adipeux en réponse à un régime gras. La deuxième partie du manuscrit porte sur la recherche de nouvelles adipokines impliquées dans des perturbations du métabolisme glucidique et dans l'inflammation. Nous avons mis en évidence une augmentation d'expression des cytokines inflammatoires IL-6 et MCP1 par des myocytes de la lignée C2C12 traités par des milieux conditionnés (MC) d'explants de tissu adipeux. Nous tentons d'identifier le ou les facteurs responsables de ces effets par une approche de fractionnement de l'activité biologique des MC par isoélectrofocalisation, suivie d'une analyse en spectrométrie de masse. Ce travail illustre les rôles importants joués par les sécrétions du tissu adipeux. Nous avons ainsi mis en évidence un exemple d'autorégulation de la masse adipeuse par l'ATX, et proposé une démarche permettant l'identification de nouveaux facteurs biologiquement actifs.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (103 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 93-103

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  • Bibliothèque : Université Paul Sabatier. Bibliothèque universitaire de sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 2011 TOU3 0182
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