Les Grecs anciens et le « mythe grec » allemand : histoire d'une « affinité élective »

par Anthony Andurand

Thèse de doctorat en Sciences de l'Antiquité

Sous la direction de Corinne Bonnet et de Pascal Payen.

Le jury était composé de Bruno Bleckmann.

Les rapporteurs étaient Hinnerk Bruhns, Paulo Butti de Lima.


  • Résumé

    Érigée, à la fin du XVIIIe siècle, en objet de prédilection de la nouvelle science de l'Antiquité (Altertumswissenschaft), la Grèce ancienne devint aussi, dans l'Allemagne savante et littéraire d'alors, objet d'un mythe tout à fait singulier, le « mythe grec » allemand.Les Allemands – telle est l'idée qui préside à la formation du Griechenmythos – sont les Grecs de l'époque moderne, ils sont reliés à eux par une « affinité élective », une parenté spirituelle idéale. Ce discours, qui perdure jusqu'au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, établit un dialogue, sans cesse renouvelé, entre le passé hellénique que l'on ambitionne de reconstituer et le présent de l'Allemagne, cette nouvelle Hellade que l'on aspire à édifier. Il revêt, dans le même temps, une place et une signification essentielles dans l'imaginaire et les pratiques discursives de la science de l'Antiquité. Laboratoire où se forme et se réinvente, durant toute la période concernée, la croyance en l'affinité gréco-allemande, l'Altertumswissenschaft fait de celle-ci le miroir de son originalité et le support de ses ambitions.Menée dans la perspective d'une histoire de la réception de l'Antiquité à l'époque moderne, la présente étude vise à retracer l'histoire des relations entre le Griechenmythos et l'Altertumswissenschaft, de Wilhelm von Humboldt à Werner Jaeger, dans une démarche attentive à l'entrelacement de la production des savoirs sur le passé grec et la fabrique du mythe.

  • Titre traduit

    Ancient Greeks and the Geman “Greek myth” : history of an “elective affinity”


  • Résumé

    Set up as a chosen field of study by the newly founded “science of Antiquity” (Altertumswissenschaft), Ancient Greece also became, in late 19th century Germany, the object of a quite peculiar myth, the German “Greek myth”.Germans – that is the basic assumption of the Griechenmythos – are the modern Greeks, they are related to them by an “elective affinity”, by an ideal spiritual relationship. This discourse, which endures until the end of the Second World War, establishes an ever-renewed dialogue between the Hellenic past, which one aims at reconstructing, and the present of Germany, this new Hellas ever to be built. It takes on, at the same time, a key role in the imaginative world and the discursive practices of Altertumswissenschaft. The latter, during this period, is the laboratory where the hellenists shape and reinvent the Greek-German belief, mirror of the originality of their project and medium of their ambitions.Undertaken from the perspective of reception studies, the present inquiry goes back over the relations between the Griechenmythos and Altertumswissenschaft, from Wilhelm von Humboldt to Werner Jaeger, paying attention to the interlacing of the production of knowledge on Ancient Greece and myth-making.


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