Coffee value chains and farming systems in East Africa : an analysis of efficiencies and incoming generation

par Anand T. Aithal

Thèse de doctorat en Études rurales en science du développement

Sous la direction de Bernard Charlery de La Masselière.

Soutenue en 2011

à Toulouse 2 .

  • Titre traduit

    Chaînes de valeur et systémes agricoles du café en Afrique de l'Est : une analyse de l'efficacité et de la génération des revenus


  • Résumé

    L'objectif de la recherche est d'analyser comment les petits producteurs de café d'Afrique de l'Est sont influencés par l'ensemble de la filière. L'étude a été menée sur quatre sites dans trois pays. La recherche s'intéresse à l'efficacité de la filière en termes de coûts de transactions et de transmission des prix ainsi que de paiement de la qualité. Elle étudie comment la filière affecte les choix et les niveaux de revenu des fermiers. Les trois pays ont des structures de filières et des mécanismes de transfert des prix différents. En Ouganda, c'est un système de marché libéralisé ouvert où le transfert de propriété du café s'opère bord champ. Au Kenya, la chaîne de valeur est organisée autour d'un système d'enchères qui valorise le café de bonne qualité dont la propriété reste dans les mains du fermier. Au Rwanda, il y a un contrôle gouvernemental sur les prix et les producteurs ont la possibilité soir de vendre leur café directement à la ferme soit par l'intermédiaire de coopératives dont ils sont membres. Le système kenyan d'enchères est le mieux placé pour payer la qualité, mais la longueur de la filière est si longue et si contrôlée que les fermiers perdent de l'argent sur leur café. Le système le plus profitable est celui d'Ouganda, où les prix sont basés sur la négociation à la ferme ; aussi parce que le coût de production est plus bas que sur les autres sites. Le café ne suffit pas aux fermiers pour survivre. Les producteurs diversifient leurs revenus en plantant d'autres cultures. L'efficacité de cette stratégie est fonction de la taille du foncier. Les fermiers ayant de nombreuses terres ont un rapport sur investissement plus important que ceux qui ont peu de terres et des parcelles de petite taille. Cela signifie que l'avenir du café en tant qu'entreprise viable et profitable dépend de la capacité des fermiers à agréger des terres et non à les subdiviser comme dans la tendance actuelle. La recherche propose un système de production qui s'appuierait sur les filières existantes selon un mode qui serait bénéfique aux fermiers. Il est fondé sur le fait que l'unité de transaction du café soit un conteneur et non un kilo. Cela signifie que si les fermiers sont organisés pour produire un conteneur de café, l'unité de production devient, sur la base du rendement par arbre dans les différents sites, un groupe de fermiers d'environ 200 producteurs. Étant donné qu'actuellement les fermiers agissent en tant qu'unité individuelle de production (comme en Ouganda ou au Rwanda) ou en grands groupes de quelques milliers de fermiers (comme au Kenya), une certaine réorganisation est requise pour assurer la pérennité de la production et des profits réalisés.


  • Résumé

    The Objective of this research is to find out how the smallholder coffee farmers in East Africa are affected by the global coffee value chain within which they function. The study was carried out on 4 sites in 3 countries. The research looks at the efficiency of the coffee value chains in terms of transfer of price and reward for good quality coffee, and investigates how the coffee value chain affects the choice and income levels of the coffee farmers. The three countries followed different local value chains and price transfer mechanisms. In Uganda, it was the liberalized open market system where the transfer of ownership of coffee happened at the farm-gate. In Kenya, the value chain was organized around an auction which rewarded good quality coffee while its ownership was still with the farmer. In Rwanda, there was government control on price and farmers were either able to sell their coffee directly at the farm gate or through cooperatives they were members of. Kenyan coffee auction system was best designed to reward quality, but the length of the value chain was so long and controlled that the farmers within this system made a loss from coffee. The system in which farmers made profits from coffee was found to be in the open market system in Uganda, where price was set based on negotiations at the farm gate. This was also because the cost of production was lower on this site as compared to the other sites. This led us to form a minimum price for coffee which would ensure that farmers would make at least some profits from growing coffee. Coffee though is not enough for farmers to survive. Farmers diversify their income portfolios by planting different crops. The efficiency of this strategy though is based on land sizes. It was found that farmers with larger land sizes have greater returns on investment than farmers with smaller land sizes. This means that the future of coffee and farming as a viable and profitable enterprise depends on the ability of farmers to aggregate land sizes, not further sub divide land as is the current trend. The research proposes a system of production that would use the existing coffee value chains in a way that would be beneficial for farmers. This is based on the fact that unit of global trade in coffee is actually a container of coffee, not a kilo. This means that if farmers are organized around producing a container of coffee, the production unit becomes a group of farmers of around 200 in number, based on the calculated yield per tree across the different sites. Given that currently farmers act as individual production units (like in Uganda and Rwanda) or in big groups of a few thousand farmers (like in Kenya); a bit of reorganization might be required to ensure that farmers continue to grow coffee and make profits from it.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (243, 82 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 233-243

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