Ozu Yasujirô et Imamura Shôhei : le clair-obscur, le présent éternel et l'être-vu

par Virginie Fermaud

Thèse de doctorat en Études japonaises. Cinéma

Sous la direction de Sakaé Murakami Giroux.

Soutenue en 2011

à Strasbourg .


  • Résumé

    Le cinéma japonais ne s’est vraiment fait connaître en Occident qu’au début des années 50. Le critique André Bazin souligne alors un cinéma japonais sensiblement différent du cinéma français, ayant su assimiler les arts du Japon dans leur ensemble. Afin de saisir au mieux cet héritage artistique, étudier l’œuvre d’Ozu Yasujirô (1903-1963) est apparu nécessaire. Avec plus d’une cinquantaine de films à son actif, il a connu les grandes étapes de l’histoire du cinéma. Véritable plasticien, son œuvre peut être abordée sous l’angle des arts et de la pensée du Japon, et ce malgré une immense influence de l’Occident. De plus, il paraissait évident d’intégrer dans cette étude les œuvres d’un de ses assistants-réalisateurs : Imamura Shôhei (1926-2006), un des principaux acteurs de la Nouvelle Vague japonaise. Il est son assistant de 1951 à 1953 sur trois films et réalise 26 films de 1958 à 2001. De cette étude, malgré des styles radicalement divergents, une continuité indéniable entre les deux artistes se dessine et trois axes de convergence émergent : l’utilisation du clair-obscur, la mise en lumière du Japon immuable et la mise en oeuvre d’un procédé de retournement de regard. Les œuvres des deux cinéastes entrent en correspondance. Ces convergences renvoient également à une critique partagée de la société japonaise d’après-guerre. Cette critique est incarnée au prisme des jeux d’ombre et de lumière, et le côté obscur de cette mise en contraste. Ces nombreux liens suscitent une interrogation car sont-ils tout simplement la conséquence d’une influence d’un environnement culturel, ou sont-ils le résultat d’une transmission cinématographique d’Ozu à Imamura ?

  • Titre traduit

    Ozu Yasujirô and Imamura Shôhei : the chiaroscuro, the eternal present and the "being seen" process


  • Résumé

    Japanese cinema gained popularity in the West at the beginning of the 1950’s. The French critic André Bazin underlined a cinema very different from the French one, which had integrated all the aspects of Japanese art. In order to better understand this artistic heritage, a study of Ozu Yasujirô’s films appears essential. With more than 50 films he knew the major steps of cinema’s history. As a leading visual artist, his work can be considered from the Japanese arts and philosophy perspective, despite of a major influence of the West. Then, it was obvious to integrate in this study the works of one of his assistants on three of his films from 1951 to 1953: Imamura Shôhei an important leader of the New Wave (Nouvelle Vague) who also realized 26 films from 1958 to 2001. This study highlights a continuity between the two artists, in spite of their differences, and three convergences can be observed : the utilization of the chiaroscuro, the emphasising of the immutable Japan and also the use of a “retournement de regard” process. The works of these two directors are linked. These convergences also express a common criticism of the Post-war Japanese society, criticism which appears through the use of lights and shadows and the dark atmosphere resulting from this contrast. These numerous similarities rise a question: are they the results of the influence of a cultural environment, or the result of a cinematographic heritage from Ozu to Imamura?

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Informations

  • Détails : 1 vol. (539 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p.527-539. Filmogr.

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  • Bibliothèque : Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg.
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : TM.500.732,2011
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