Structure et autolyse du peptidoglycane de Clostridium difficile
| Auteur / Autrice : | Johann Peltier |
| Direction : | Jean-Louis Pons |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Microbiologie |
| Date : | Soutenance en 2011 |
| Etablissement(s) : | Rouen |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
La première partie de ce travail a porté sur l'analyse de la structure et la biosynthèse du peptidoglycane (PG) de Clostridium difficile. Le PG montre une architecture originale avec une N-déacétylation très marquée des résidus N-acétylglucosamine des chaînes glycanes ainsi qu'une proportion prédominante de pontages interpeptidiques de type DAP3→DAP3 inhabituels générés par L,D-transpeptidation. La formation de ces liaisons n'est pas affectée par l'ampicilline et implique au moins trois L,D-transpeptidases. Deux d'entre elles ont pu être caractérisées chez C. Difficile. Une autre particularité potentielle de la biosynthèse du PG de C. Difficile est liée à la présence d'un opéron de type vanG chez C. Difficile 630. Cet opéron est largement prévalent dans l'espèce mais il ne confère aucune résistance à la vancomycine. Les gènes composant cet opéron sont transcrits et largement induits en présence de vancomycine. L'étude des précurseurs du PG est en cours et permettra de mieux comprendre pourquoi l'opéron ne confère pas la résistance. La biosynthèse et l'hydrolyse du PG fonctionnent selon un équilibre qui conditionne la structure du PG. Le rôle de deux peptidoglycane hydrolases (PGH) majeures chez C. Difficile a été étudié. Un double mutant de ces deux PGH présente un défaut de séparation des cellules modéré et de l'autolyse bactérienne. Cette étude met ainsi en avant la forte redondance fonctionnelle des nombreuses PGH de C. Difficile.