Les sans-abri sous les gouvernements de Margaret Thatcher et John Major : l'exemple de Londres

par Nassera Zmihi

Thèse de doctorat en Études anglophones. Civilisation britannique

Sous la direction de Antoine Capet.

Soutenue en 2011

à Rouen .


  • Résumé

    Cette thèse porte sur le phénomène des sans-abri à Londres au cours des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix. Avant toute analyse des causes du phénomène, une réflexion s'engage sur la portée de l'héritage victorien dans l'appréhension du phénomène au XXe siècle. La distinction qui s'opère entre les différentes catégories de sans-abri pose la question de la reconnaissance officielle du statut de sans-abri régie par des textes de loi. Faute d'obtention du statut officiel de sans-abri, certains ont été contraints de s'installer dans des foyers ou des hôtels, voire de dormir dans la rue. Une analyse des données rares et parfois peu fiables sur ce segment de population indique une augmentation du nombre des sans-abri dans les rues de Londres à la fin des années quatre-vingt. L'analyse des causes de cette hausse tend à focaliser l'attention sur des facteurs structurels, dans un contexte de crise économique mondiale. Mais, notre étude démontre que certains choix politiques opérés par les gouvernements Thatcher ne peuvent être que partiellement incriminés. En effet, notre recherche a mis en exergue des facteurs plus personnels, sans lien nécessaire avec la conjoncture économique ou les décisions politiques. Ainsi, cette thèse mesure la part de responsabilité des gouvernements conservateurs menés par Margaret Thatcher, dans l'augmentation du phénomène des sans-abri à la fin des années quatre-vingt en même temps qu'elle aborde le phénomène sous un angle moins politique et plus sociologique. L'étude du parcours de quelques sans-abri permet également de mettre en avant des éléments d'ordre psychologique dans l'appréhension du phénomène des sans-abri.


  • Résumé

    This thesis deals with homelessness in London in the 1980s and 1990s. It reveals the impact of the victorian inheritage in the decisions concerning homelessness in the XXth century. The distinction between the various categories of homeless people has led to the dichotomy between statutory and non-statutory homeless people. The people that were not officially homeless were compelled to go to hostels or bed and brekfast hotels, or even sleep rough. The analysis of the rare and sometimes unreliable information on this group of population shows an increase of the number of people sleeping rough in London in the late 1980s. The analysis of the causes of this rise focuses the attention on structural factors in a context of a worldwide economic crisis. However, our study shows that we can only partially incriminate Margaret Thatcher's political choices. Indeed, our research work has pointed up to more personal factors, not necessarily linked to the economic situation or the political decisions. Thus, this thesis measures the extent of the responsability of the Conservative governments led by Margaret Thatcher in the increase of rough sleeping in the late 1980s and it also studies the phenomenon from a more sociological point of view. The study of the pathways of a few rough sleepers in London has also allowed to highlight some psychological elements in apprehending rough sleeping.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (573 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 517-573. Index

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  • Cote : XB5926
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