Témoigner du trauma par l'écriture : le texte-témoin comme moyen de se réapproprier son histoire ?

par Mari Carmen Rejas-Martin

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de René Daval et de Claude Lorin.


  • Résumé

    En référence au développement croissant ces dernières décennies des témoignages écrits autour des expériences traumatiques comme le génocide arménien, la Shoah, le Cambodge, l‟Indochine, l‟Algérie, le Rwanda, l‟ex-Yougoslavie, les dictatures européennes, d‟Amérique latine, les Goulags, force est de constater que nombre de ces témoins expriment cependant l‟impossibilité de communiquer de telles réalités qui ont été invivables. Dès lors, comment comprendre que malgré cette « incapacité » d‟écrire l‟expérience telle qu‟elle a été vécue, des textes foisonnent à tel point que l‟on parle d‟un « nouveau genre littéraire » ? Or, s‟il est vrai que les témoignages se sont multipliés depuis la Seconde Guerre mondiale, nous verrons qu‟écrire l‟expérience traumatique existe depuis bien longtemps. L‟hypothèse centrale est la suivante : le témoignage de l‟expérience traumatique est une réappropriation d‟une histoire par/pour ceux qui l‟ont vécue. Le témoignage est une révélation aux autres, un acte d‟exhumation, une libération. Mais le problème ne s‟arrête pas là, les autres générations se verront elles aussi confrontées à la question d‟élucider leurs histoires, à témoigner. Une problématique fondamentale accompagne l‟ensemble de la recherche, celle de donner du sens au non-sens.

  • Titre traduit

    To testify the trauma by the writing process : written testimony as a mean to reappropiate the history ?


  • Résumé

    When looking at the increasing number of written testimonies about traumatic experiences in the past decades, such as the Armenian Genocide, the Holocaust, Cambodia, Indochina, Algeria, Rwanda, ex-Yugoslavia, and in European and Latin American dictatorships, the Gulags, we cannot but stress that most of these accounts express the virtual impossibility of communicating unbearable realities. Consequently, how is it that in spite of this apparent « inability » to write about one‟s experience, so many texts have been produced and that while these experiences are qualified as inexpressible and unspeakable, the emergence of a « new literary genre » has been identified? The central assumption is as follows: The testimony of the traumatic experiment is a reappropriation of a history for those which lived it, and makes it possible to emerge from this same history. But the question will also arise for those which did not live the experiment directly. Fundamental problems accompany the unit by research, that to give sense to the nonsense.

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