Fibrillation atriale : de la physiopathologie aux traitements actuels

par Nicolas Lellouche

Thèse de doctorat en Physiopathologie

Sous la direction de Jean-Luc Dubois-Randé.

Le président du jury était Alain Berdeaux.

Le jury était composé de Jean-Luc Dubois-Randé, Thomas Lavergne, Frédéric Anselme.

Les rapporteurs étaient Didier Klug, Fabrice Extramiana.


  • Résumé

    La fibrillation atriale (FA) est le trouble du rythme cardiaque le plus fréquent et dont la prévalence est en constante augmentation. Les extrasystoles déclenchant cette arythmie naissent le plus souvent des veines pulmonaires. Ainsi l’ablation des veines pulmonaires est devenue un traitement important de cette arythmie, surtout quand elle est paroxystique. Cependant le maintien de la FA est assuré par du substrat atrial pathologique.Le traitement endocavitaire de ce substrat comprend essentiellement l’ablation de potentielsfragmentés enregistrés en FA.Nous avons démontré que ces potentiels fragmentés existent aussi en rythme sinusal etqu’une partie de ces potentiels pouvait être générée par une activation vagale myocardiquelocale.Par ailleurs cette ablation de FA présente de nombresuses complications dont certaines sont potentiellement graves comme par exemple la tamponnade.Nous avons montré que la ponction transseptale nécessaire pour réaliser cette intervention pouvait être effectuée de manière sure en utilisant un monitorage du septum interatrial parechocardiographie endovasculaire utilisée par voie oesophagienne, diminuant ainsi le risque de tamponnade.Nous avons aussi montré que la présence d’une récidive d’arythmie précoce (<1 mois) postablationétait hautement prédictive d’une récidive tardive et qu’une réablation précoce dansle mois suivant la première intervention était efficace mais nécessitait un nombre plusimportant de procédures pour obtenir une efficacité stable dans le tempsPar ailleurs, nous avons montré que l’ablation de FA générait une importante inflammation systémique et que cette inflammation était associée à un taux plus faible de récidives précoces mais non tardives.Enfin nous avons montré qu’un cycle fibrillatoire rapide< 142 ms, une ancienneté de la FA >21 mois et une amplitude de l’onde fibrillatoire < 0.07 mV étaient des facteurs importants d’échec d’ablation de FA persistante.

  • Titre traduit

    Atrial Fibrillation : from pathophysiology to current therapy


  • Résumé

    Pas de résumé anglais


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