Restauration et déconstruction de la métaphysique. Heidegger, Bergson

par Karl Sarafidis

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Éliane Escoubas.

Soutenue le 07-01-2011

à Paris Est , dans le cadre de Ecole doctorale Cultures et Sociétés (Créteil ; 2010-2015) , en partenariat avec LIS - Lettres Idées Savoir (laboratoire) .

Le président du jury était Pierre Rodrigo.

Le jury était composé de Éliane Escoubas, Françoise Dastur.

Les rapporteurs étaient Frédéric Worms.


  • Résumé

    Les suites du spiritualisme en France et celles de l'idéalisme en Allemagne ont donné lieu à deux figures majeures de la pensée du XXème siècle : Bergson et Heidegger. La reprise du projet ancestral de la philosophie première conduit chacun à l'exigence d'un dépassement des structures conceptuelles de la tradition en vue de repenser à nouveaux frais, l'être selon le temps. Ainsi, à propos de la méthode proposée de part et d'autre, le premier pas consiste à articuler leur entente de la question "Pourquoi quelque chose plutôt que rien ? " dans la perspective d'un renversement du principe ontothéologique dont celle‐ci procède. Puis, après une lecture suivie de leur manière d'établir le concept d'un temps fondamental, et un examen critique de l'interprétation que Heidegger donne de l'idée bergsonnienne de durée, l'étude tente d'éprouver la divergence de leur confrontation à Aristote comme représentant de la conception naturelle d'un temps dérivé. Cette épreuve ultime visant à dégager de façon explicite leur position vis-à-vis d'une étape cruciale dans l'installation du règne de la métaphysique occidentale contribue dès lors à repenser les conditions d’un échange dont leurs projets respectifs pourraient au final bénéficier l’un l’autre

  • Titre traduit

    Restoration and destruction of metaphysic in France and Germany in the 20th Century : Bergson, Heidegger


  • Résumé

    The after-­‐effects of spiritualism in France and those of idealism in Germany have led to two major figuresin XXth century thought: Bergson and Heidegger. The resurgence of the ancestral project of first philosophy conducted them both to demand an overcoming of traditional conceptual structures with a view to think being once again in regards to time. Thus, concerning both methods, the first step would be to articulate their understanding of the question "why something rather than nothing?" in the perspective of a reversal of the onto-­‐theological principle of which it proceeds.Then, after a sustained reading of their way of establishing the concept of fundamental time, and a critical examination of the interpretation Heidegger gives of the Bergsonian idea on duration, our study attempts to test their diverging confrontation ofAristotle as a representative of the natural conception of derivative time. This ultimate test which aims to release in an explicit way their position in regards to a crucial stage in the installation of the reign of occidental metaphysics contributeshenceforth the rethinking of the conditions of an exchange from which their respective projects could both finally benefit

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Communautés d’Universités et d'Etablissements Université Paris-Est. Bibliothèque universitaire.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.