L'entité limite : entre la clinique séméiologique et la clinique projective. Étude sur une population tunisienne

par Salha Saida

Thèse de doctorat en Psychologie

Sous la direction de Anne Andronikof-Sanglade et de Suzanne Léveillée.

Le président du jury était Pierre Vrignaud.

Le jury était composé de Anne Andronikof-Sanglade, Suzanne Léveillée, Pierre Vrignaud, Jack Doron, Lydia Fernandez.

Les rapporteurs étaient Jack Doron, Lydia Fernandez.


  • Résumé

    Notre étude porte sur deux échantillons de patients Tunisiens : un groupe clinique composé de sujets (N = 41) diagnostiqués trouble de personnalité limite par leur psychiatre en référence aux critères du DSM-IV (APA, 2003) et un groupe témoin composé de patients schizophrènes (N = 27). Nous avons utilisé le test de Rorschach en Système intégré (Exner, 1993) et avons fixé comme premier objectif de dégager les caractéristiques du fonctionnement des patients limites au Rorschach selon les paramètres de l’organisation limite de la personnalité décrits par Kernberg (1997). Notre deuxième objectif est de vérifier si le fonctionnement de ces sujets, tel que traduit dans le Rorschach, permet de les différencier des sujets schizophrènes. Le troisième objectif est d’étudier, par une approche test re-test avec un intervalle de 6 à 9 mois, la stabilité des variables du Rorschach à travers le temps. Les résultats de notre étude montrent que les protocoles des patients limites diffèrent par rapport à certaines variables-clés (7 variables) de ceux des schizophrènes. Ces variables constituent des indicateurs pertinents du fonctionnement limite. Néanmoins, nous avons relevé une hétérogénéité à l’intérieur de notre échantillon de sujets limites. En effet, plusieurs niveaux de fonctionnements ont émergé à l’intérieur de ce groupe. Par ailleurs, il n’y a pas eu de différence significative entre la plupart des variables en T1 et T2 aussi bien chez les sujets limites que les schizophrènes. Toutefois, la stabilité semble dépendre du fonctionnement sous-jacent.

  • Titre traduit

    The Bordeline condition : the clinical diagnosis versus the projective diagnosis. Study on Tunisian population


  • Résumé

    This study concerns two samples of Tunisian patients: a clinical group (N = 41) with subjects who received a diagnosis of Borderline personality disorder in reference to DSM-IV (APA, 2003) by their psychiatrist and a control group of schizophrenic patients (N = 27). We used the Rorschach comprehensive system (Exner, 1993) in order to identify, as a first purpose, the characteristics of the Rorschach’s borderline functioning based on the Kernberg’s description of the borderline organisation (1997). In parallel, we aimed, to verify whether the Rorschach’s functioning characteristics are able to distinguish our clinical group from the Schizophrenic group. Furthermore, both of groups were tested once in the beginning of our study and again, with an interval of 6 at 9 months in order to study the stability of the Rorschach’s variables. The results indicated that seven (7) variables distinguish our group of Borderline subjects from the schizophrenics. These variables represent highly relevant indicators of borderline functioning. Nevertheless, our clinical group is heterogeneous. In fact, different ranges of functioning have emerged. Elsewhere, there is no significant difference between the most variables in T1 and T2 but the stability may differ depending on the underlying functioning.

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