La gestion des sépultures collectives du bassin parisien à la fin du néolithique

par Arnaud Blin

Thèse de doctorat en Préhistoire

Sous la direction de Catherine Perlès.


  • Résumé

    Depuis près d’un siècle et demi, près de quatre cent cinquante sépultures collectives ont été découvertes dans le Bassin parisien. L’information archéologique à disposition y est largement lacunaire. La connaissance des groupes chrono-culturels de la fin du Néolithique a tout de même été enrichie grâce au mobilier funéraire. Il a permis de définir une phase de construction et d’utilisation commune pour une grande majorité de sépultures collectives au Néolithique récent 2 (3350-3000 av. J.-C). Une minorité d’entre elles a été utilisée au Néolithique final 1 (2900-2550 av. J.-C.), voire jusqu’au début de l’Âge du Bronze. Malgré un horizon chronologique commun, les sépultures collectives du Bassin parisien présentent une étonnante diversité architecturale. Deux grands types de monuments ont été identifiés : les allées sépulcrales et les hypogées. Ils coexistent avec un ensemble de sépulcres anciennement appelés « dolmens » ou « sépultures en fosse », deux termes qui sont aujourd’hui à bannir. Chaque type architectural se caractérise par des techniques de construction, une répartition géographique, une logique d’implantation, une durée d’utilisation et une concentration de mobilier qui lui est propre. Cette diversité est-elle renforcée par des divergences au niveau des pratiques funéraires ? Les différents types de sépultures collectives du Bassin parisien se distinguent-ils également par leurs modes de fonctionnement ? Peuvent-ils constituer des caractères culturels originaux ?

  • Titre traduit

    The using strategy of the collective burials in Paris basin at the end of the neolithic


  • Résumé

    For one century and an half, around four hundred and fifty collective burials had been discovered in the Paris basin. The archeological information is widely lacunar. The knowledge of the chronological and cultural groups of the end of the Neolithic had been enhanced thanks to the burial deposit. It permitted to define a common phase of building and use of a large majority of the collective burials during the recent Neolithic (3350-3000 av. J.-C). A minority of them had been used during the final Neolithic(2900-2550 av. J.-C.), or even till the beginning of the Bronze Age.In spite of a common chronological horizon, the collective burials of the Paris basin presents a suprising architectural diversity. Two main types of monuments had been identified : the sepulchral galleries and the hypogeums. They coexist with a group of burials formerly named “dolmen” or “burial grave”, two names that we could not use any more. Each archictectural type is characterised by his own building technique, geographical distribution, implantation logic, useful life and deposit concentration. Is this diversity reinforced by some differences on burial practices ? Are the different types of collective burials of the Paris basin distinguished between as well by their functioning ? Could they constitue original characteristic cultural ?

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