Les bureaux de bienfaisance à Paris de 1796 à 1860

par Christian Felkay

Thèse de doctorat en Histoire contemporaine

Sous la direction de Francis Démier.


  • Résumé

    Les Bureaux de bienfaisance parisiens de 1796 à 1860 sont une solution originale pour maintenir l’ordre dans Paris et secourir les indigents dans les 48 quartiers de la capitale. Les pouvoirs publics voient aussi deux avantages sur les hôpitaux : ils protègent les liens familiaux et sont plus économiques. Fruits de la coopération du public et du privé, ils sont constitués d’administrateurs bénévoles, de Dames de charité, de commissaires de bienfaisance et d’employés rémunérés, et d’un receveur, nommé secrétaire-trésorier. Dotés de crédits de la ville de Paris qui proviennent des produits de l’octroi et des impôts sur le droit d’entrée aux spectacles, les Bureaux s’appuient sur la générosité des particuliers, et distribuent différents types de secours : des soins médicaux, des secours matériels (vêtements, chauffage, pain, loyer, outils de travail) et de l’argent, à des familles indigentes qui répondent à de sévères critères, de sélection et qui habitent dans la capitale depuis un an. Les vieillards, les aveugles et les infirmes reçoivent aussi des secours, appelés « secours spéciaux ». Cette institution publique subit d’importantes transformations qu’entraîne la bureaucratie tout au long du dix-neuvième siècle. L’élan philanthropique ou charitable fait place au service administratif des indigents, qui montre la difficile conciliation entre ces deux termes : le « bureau » qui renvoie à l’administration, et la « bienfaisance », à la libre initiative de l’administrateur. Peu à peu les comportements des membres des Bureaux sont uniformisés par des règlements administratifs qui sont aussi le signe de la modernité; dans celle-ci le maire du 5ème arrondissement ancien, Antoine Vée, a joué un grand rôle.

  • Titre traduit

    The Parisian « Bureaux de bienfaisance » from 1796 to 1860


  • Résumé

    From 1796 to 1860, Parisian “bureaux de bienfaisance” are an original solution to maintain order in Paris, and to rescue the paupers living in 48 Parisian districts. For the public authorities, they have two advantages over the hospitals: first they protect family links, secondly they are cheaper. Founded on the cooperation between the public field and the private field, they are made of volunteer administrators, ladies of charity, officers of "bienfaisance", paid employees, receiver, named secretary-treasurer. Equipped with the funds of the city of Paris which come from products of the "octroi" and from taxes on fees of the shows, the “bureaux de bienfaisance” rely on the inhabitants’ generosity and they provide different types of support: medical care, material support (clothing, heating, bread, rent, tools) and some money, to pauper families who must conform to strict criteria of selection. Furthermore they must live n Paris since a year. Old people, the blind and disabled persons, too, receive support, named “special support”. This public institution has to face important changes, caused by bureaucracy all through the nineteenth century. Philanthropy or charity gives in to administrative service of the paupers, which show difficult conciliation between these two words: the "bureau" (board) which refers to the administration, and the "bienfaisance" (civil charity) which refers to free initiative of the administrator. Progressively the behaviours of the members of the "bureaux" are made uniform by administrative rules which are too signs of the modernity; in this the dynamic mayor of the fifth ancient district of Paris Atoine Vée, played an important role.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (1199 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p.1115-1162.

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  • Bibliothèque : Université Paris Nanterre. Service commun de la documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T11 PA10-111
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