"Ordinaria amministrazione" : I campi di concentramento per ebrei nella Repubblica Sociale Italiana

par Matteo Stefanori

Thèse de doctorat en Histoire du monde contemporain

Sous la direction de Annette Becker et de Maria Ferretti.

Le président du jury était Marie-Anne Matard-Bonucci.

Le jury était composé de Annette Becker, Maria Ferretti, Marie-Anne Matard-Bonucci, Anna Foa, Gustavo Corni, Lutz Klinkhammer.

Les rapporteurs étaient Anna Foa.

  • Titre traduit

    «Administration ordinaire» : les camps de concentration pour juifs dans la Repubblica Sociale Italiana.


  • Résumé

    Cette thèse examine le phénomène des camps de concentration ouverts après l’ordonnance n. 5 du Ministre de l’Intérieur de la Repubblica Sociale Italiana (RSI), le 30 novembre 1943, afin de regrouper et interner tous les juifs d’Italie. La recherche vise à analyser la mise en place de ce système concentrationnaire, pour s’interroger sur le rôle joué par ces structures à l’intérieur de la politique antijuive de la Repubblica di Salò et de la déportation des juifs de l’Italie. A partir de la fin du mois de novembre 1943, le nouveau gouvernement républicain fasciste chargea son ministère de l’Intérieur et ses administrations locales d’arrêter et interner les juifs: il décida donc de placer la «question juive» sur un plan administratif, là où il n'avait pas cependant sa pleine souveraineté à cause de l’occupation allemande de l’Italie après l’armistice du 8 septembre 1943. Malgré l’ingérence allemande dans la politique italienne de l’époque, les autorités de Salò eurent une marge d’autonomie et d’initiative en ce qui concerne l’application des dispositions d’internement des juifs. Dans ce contexte, les camps de concentration jouèrent un rôle central: à travers l’analyse de ces structures on peut distinguer les caractéristiques de l'antisémitisme d'État de la RSI et les éléments qui sont en continuité avec la politique antijuive du passé régime fasciste, ainsi que les dynamiques politiques qui déterminèrent la «collaboration» entre les autorités italiennes et les autorités d’occupation allemandes.

  • Titre traduit

    “Ordinary” : the concentration camps for Jews in the Italian Social Republic


  • Résumé

    The doctoral thesis analyzes the affair of the concentration camps for Jews opened up by the decree n. 5 of 30 November 1943 from the minister of the Interior of the Italian Social Republic, Guido Buffarini Guidi. By this measure the republican government entrusted the peripheral authorities of the ministry of the Interior, prefectures and police headquarters, the task of arresting and interning all the Jews present in Italy. The carrying out of the orders was influenced by the war background of two-year-period 1943-1945: by the German occupation of Italy, which followed the armistice of 8 September, the German authorities kept the RSI under a tight control. Notwithstanding the German interference into the Italian political affairs, the local authorities of Salò seemed to hold on a degree of autonomy and initiative to enforce the anti-Jewish measures decided by the government. In this situation, the concentration camps played a key role and act here below as a magnifier for the study of the “Jewish-question” in the RSI. Through the analysis of these camps the features of the state anti-Semitism of Salò can be recognized, as an extension of that one of the previous fascist regime, as well as the political dynamics that were at the bottom of the “collaboration” between Italian and German authorities can be deepened. As Denis Pechanski notices about the French case, the concentration camps are in this way “the cornerstone of the mechanism of deportation of the Jews”.

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